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Claude Poirier

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Claude Poirier a grandi sur le Plateau Mont-Royal à Montréal. De son enfance, on sait peu de choses, sinon qu’il a été enfant de chœur et qu’avec la coiffure en boudins qu’il arborait à l’époque, rien dans son allure ne semblait le prédestiner à la carrière particulière qui allait prendre toute la place dans sa vie.

La carrière de ce reporter chroniqueur analyste commentateur (!) a débuté à une date bien précise : le 11 août 1960. Claude Poirier, qui a alors 21 ans, est témoin d’un vol à main armée à la Caisse populaire du Sault-au-Récollet, au coin des rues Henri-Bourassa et Papineau à Montréal. Il se rend alors dans une cabine téléphonique et appelle à CJMS pour rapporter la nouvelle, dans le cadre d’un concours de la meilleure nouvelle de la semaine. Au bout du fil, on le fait patienter quelques minutes, puis on lui demande de rapporter en direct à l’antenne ce qu’il vient de voir. C’est son premier reportage radiophonique. Le lendemain, il se présente à la station de radio pour offrir ses services. Comme on ne peut pas le payer, il offre à CJMS de travailler six mois sans salaire. Ainsi débute sa carrière de reporter judiciaire.

En 1964, Claude Poirier se joint à la station de télévision Télé-Métropole. Sa présence au petit écran contribuera à le faire connaître du public en général.

Début des années 70. Quelques hommes recherchés pour meurtre font appel à Claude Poirier afin qu’il les aide à se livrer à la police. L’histoire se répète lors de la série d’enlèvements des employés de banque où des criminels font de nouveau appel au journaliste. Une carrière parallèle se dessine alors pour Claude Poirier : celle de négociateur. Jusqu'en 2004, M. Poirier a répondu à l’appel de quarante-trois prises d’otages et enlèvements. De plus, il a aidé 175 criminels – la plupart étant recherchés pour meurtre – à se livrer à la police.

Plusieurs événements ont marqué l’homme et sa carrière

• En octobre 1970, Claude Poirier était présent lors de la découverte du corps de Pierre Laporte à l’intérieur du coffre d’une voiture.
• Le 1er septembre 1972, il a été témoin d’une horreur qui l’a marqué à jamais lors de l’incendie du bar Blue Bird à Montréal où 37 personnes ont péri et quarante autres ont été blessées.
• Toujours dans les années 70, M. Poirier a également été témoin du suicide par balle de Robert Brown dans un motel. Ce dernier allait se faire arrêter pour enlèvement et ne voulait pas retourner en prison.
• Le 11 juin 1973, Claude Poirier a sauvé la vie de plusieurs personnes prises en otage dans la célèbre affaire de l’Institut Philippe-Pinel. Il s’est substitué aux otages et est parti en voiture avec Normand Champagne, un dangereux psychopathe qui lui a tenu un couteau sur la gorge. Quelques heures plus tard, leur voiture a été encerclée par la police et la filature s’est terminée abruptement.
• Le 17 février 1975, deux voleurs tenant en otage cinq personnes à la pointe de leurs armes dans une station-service se sont remis à Claude Poirier afin qu’il les conduise dans un poste de police.
Les deux derniers événements mentionnés ont d’ailleurs valu à M. Poirier de recevoir, en 1977, une médaille de la bravoure du gouvernement du Canada. Il a également reçu, pour différents événements, cinq citations d’honneur du gouvernement du Québec.

M. Poirier a connu Richard Blass et rencontré Jacques Mesrine, un mois avant sa mort.

De 1968 à 1974, il a couvert de nombreux troubles raciaux à Détroit, Chicago, Los Angeles et New York. Il a également couvert les assassinats de John F. Kennedy à Dallas en 1963, de son frère Robert Kennedy à Los Angeles en 1968 ainsi que celui de Martin Luther King, deux mois plus tôt, à Memphis.

Toujours dans les années 70, M. Poirier a collaboré à l’entraînement d’agents du FBI à Quantico en Viginie.

Il a visité les quartiers généraux du FBI à Washington DC, de la CIA à Langley en Virginie, d’Interpol à Paris et de Scotland Yard à Londres, la prison de la Cité de la santé à Paris ainsi que plus de vingt pénitenciers aux États-Unis dont St Quentin et Alcatraz en Californie.

Aujourd’hui, avec plus de quarante ans de métier dans le domaine judiciaire, il est le doyen de sa profession. Œuvrant désormais davantage comme analyste et commentateur, on peut le voir, l’entendre et le lire dans différents médias. Il collabore à divers journaux et magazines. À LCN, il produit les chroniques 10-4 et à TVA, il rapporte l’actualité policière au bulletin de nouvelles Le TVA 17 heures ainsi qu'à l'émission Salut, Bonjour!

TVA a présenté la série Le Négociateur, inspirée d’événements réels vécus par M. Claude Poirier et pour laquelle il a agi à titre de consultant.