de Georges-Hébert Germain

Mon rapport à Destination Nor'Ouest, c'est le plaisir d'abord et avant tout, le rare bonheur de travailler (et de voyager, de profiter de la vie, de rire beaucoup) avec du monde fin, curieux, vaillant, brillant et, ce qui ne nuit jamais, de bonne humeur, même quand parfois tout se mettait à mal aller ou même à ne plus aller du tout.

J'étais proche évidemment de l'équipe de production, stimulé, fasciné par son téméraire projet, sa détermination, la passion de tous ceux et celles qui ont mis en place ce qu'il fallait pour que cette aventure puisse se réaliser. Ils ont eu l'idée, choisi les concurrents, trouvé les canots, l'équipement (et le cash bien sûr, puisqu'il en faut toujours un peu) et ils ont fait ce qu'il fallait, dans des conditions souvent très périlleuses, pour capter des centaines d'heures d'images et en faire huit heures de super-télé, parfois réalité, parfois presque fiction, du beau gros suspense, tout ça formant un récit passionnant dans lequel j'ai eu le privilège de vivre tout un été, en compagnie d'une autre équipe tout aussi attachante, neuf voyageurs partis de Lachine en canot d'écorce, dans les conditions matérielles d'il y a deux siècles, avec l'intention de se rendre en moins de cent jours à Winnipeg.