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Émission du 18 février 2005

 

  © 2 filles le matin

ÉMISSION EN REDIFFUSION
Entrevue avec Raymond Bouchard

L'échec amoureux ferait des dommages en santé mentale. Semble-t-il que 70 % des consultations sont liées aux échecs amoureux qui font mal. Dans le livre Désirs, amours et autres destins noirs on mentionne entre autres que «les idées perçues et entrenues par les films ont engendré des générations de rêveurs déçus.» Qu'en pense Raymond Bouchard?
Raymond Bouchard ne pense pas que ça dépende du cinéma, mais plutôt de la vie humaine, de la nature humaine. Il est prêt à croire que les expériences amoureuses, entraînent trop souvent des détresses psychologiques, mais il n'associe pas ça aux films, au contraire. Selon lui, ce sont plutôt les films qui reflètent la réalité. Quand on voit un film, on peut voir quelque chose qu'on a déjà vécu, comme une projection de notre vie, et ça peut peut-être même nous libérer!

Pour Raymond Bouchard, le bout le plus dur de sa vie c'est quand sa fille de 10 ans est partie loin de lui. Mais ses échecs amoureux sont bons deuxièmes, puisqu'ils ont également été des moments très difficiles pour lui.

Est-il à l'aise dans les scènes d'intimité amoureuse?
Les scènes d'intimité amoureuse, ce n'est pas évident! C'est devant plein de monde, sur un plateau... Plus jeune, il n'a pas été beaucoup sollicité pour ce type de scènes... Mais depuis environ 5 ans , on lui en demande plein! Dans Bunker, il a dû jouer une scène nu sur un siège de toilette... Il s'était mis au régime un peu, mais quand il s'est vu, il a réalisé qu'un trois mois de régime de plus n'aurait pas fait de tort!

Dans le film La vie avec mon père, c'est une autre forme d'intimité...
Raymond Bouchard affirme qu'avec ce film, il a tourné les scènes les plus difficiles de toute sa vie. Ce qui est venu le chercher, c'est la perte de la dignité quand on vieillit. «Quand tu ne peux plus t'occuper de toi-même et que ce sont des gens qui t'aiment qui s'occupent de toi, mais que tu sais que ça les écoeure pareil, dans un sens... Ça crée des choses absolument incroyables et ça, c'est venu me chercher», a-t-il déclaré dans un souffle.

 

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L'histoire des effeuilleuses

Il y aura un spectacle de strip-tease burlesque avec des effeuilleuses ce week-end. Nous en avions quelques unes en studio avec nous ce matin, dont Désirée qui nous a donné quelques explications...

Qu'est-ce que les effeuilleuses entendent par «ambiance burlesque»? Jusqu'où vont-elles là-dedans?
Pour elles, «burlesque» signifie dans l'ambiance des années 40 et 50. Alors, ce sont des strip-teases, mais des strip-teases assez prudes. S'il y a des seins, il y a toujours des pièces par-dessus.

Qui sont les effeuilleuses?
Ce sont des vraies filles de toutes les formes, de toutes les grandeurs et les grosseurs. Il y a des barmaids, des coiffeuses, des danseuses professionnelles...

Voici quelques points de l'histoires des effeuilleuses telle que résumée par Marc-André Chabot.

Tout d'abord, Marc-André précise que la relation entre Montréal et cette industrie-là est particulière. Tout d'abord, la terre entière le reconnaît que les Québécoises sont magnifiques. Alors, déjà, à la base, les artistes qui se produisent dans ces bars-là sont belles. Il y a aussi le côté latin, qui fait que ça donne un spectacle beaucoup plus chaud et sensuel que ce qu'on peut voir, par exemple, aux États-Unis ou en Europe où c'est très chorégraphié.

On ne s'entend pas sur la date du premier strip-tease. On parle de 1893, au Moulin Rouge, à Paris. Il y avait une espèce de foire des métiers d'art et une modèle avait enlevé tous ses vêtements devant les gens. Il y a eu une émeute, les étudiants ont crié bravo, les gendarmes étaient dépassés par les événements. Voilà donc pourquoi les historiens parlent de cette date-là comme du 1er strip-tease devant public.

Dans les années 20 et 30, évidemment, il y avait des revues musicales à Paris. C'était encore lié au burlesque, mais il y avait juste Joséphine Baker qui faisait un tour de chant en «bedaine». Ça l'avait fait connaître mondialement, mais c'était pas encore le strip-tease comme on le connaît.

Au Québec, la pionnière du bar de strip-tease, c'est Lili St-Cyr, qui était une femme d'affaires avisée et qui avait compris que le business du plaisir, c'est une valeur sûre pas mal plus qu'un portefeuille d'actions de chez Nortel. Dès 1944, elle avait ouvert un bar qui s'appelait La gaieté. On y donnait des spectacles de burlesque coquins avec costumes et guêpières. Évidemment, le clergé lui est tombé dessus! En 1951, il y a un jésuite qui a écrit une lettre enflammée dans Le Devoir qui disait: «Lili St-Cyr, quand elle montait sur scène, le théâtre se mettait à empester de l'odeur de la frénésie sexuelle.» Lili St-Cyr a été arrêtée et acquittée, mais on a fermé son bar La gaieté.

De 1953 à 1956, Lili St-Cyr - avec une vedette américaine de l'effeuillage qui s'appelait Peaches - a mis en scène les premiers vrais spectacles de strip-tease à Montréal. Et c'était sur la scène d'un cabaret célèbre à Montréal: Chez Parée, qui existe encore aujourd'hui. Mais ce qu'on ne sait pas, et c'est très étonnant, c'est qu'à cette époque-là, entre 2 strip-teases, il y avait sur la scène de Chez Parée des spectacles de variétés avec des artistes de renommée internationale: le Rat Pack, Dean Martin, Frank Sinatra et Sammy Davis Junior!

Aujourd'hui, Chez Parée a une excellente réputation! D'ailleurs, c'est le dernier bastion des bars de danseuses classiques, qui ne sont pas passés à l'ère de la danse contact, de la danse à 10.

Il paraît d'ailleurs que les équipes de hockey et de baseball sont très déçues de ne plus venir à Montréal.... puisque les joueurs ne peuvent plus aller Chez Parée! Il y a aussi Ben Affleck qui est un habitué. Robert DeNiro et Sting sont également passés par là.

Puis il y a de belles histoires d'amour! Denis Savard, qui a joué pour les Canadiens, puis pour les Blackhawks de Chicago pendant de nombreuses années, comme tous les joueurs, avait bien hâte de jouer à Montréal, parce que après, il allait prendre une petite bière Chez Parée. Et le grand amour l'attendait là: son épouse Mona travaillait là! Il l'a mariée et l'a emmenée avec lui à Chicago. Ils vécurent heureux, et aujourd'hui, Mona ne danse que le limbo dans les partys de famille!

En 93, il y avait le match des étoiles à Montréal. Le gardien de buts Eddy «The Eagle» Belfour s'est accroché les pieds solidement la veille du match. Le lendemain, il s'est fait compter environ 9 buts en première période! Ça a fini 16 à 6, un record dans l'histoire des matchs des étoiles!

 

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Soirées de poker entre filles

Les soirées de poker entre filles ont la cote. Brigitte Cérat, du Casino de Montréal, est venue nous en parler.

On connait une émergence du poker. Entre autres grâce à des personnalités connues comme Ben Affleck, par exemple, qui participe à des tournois, ce qui attire les gens. Aussi, avec la grève du hockey entre autres, RDS diffuse des tournois de poker. Beaucoup de personnes parlent de ces tournois qu'ils ont vus à la télévision.

Quelles sont les différences entre le poker «entre filles» et le poker «entre gars»?
Les hommes et les femmes ne jouent pas de la même façon. Le poker «de gars» est plus décontracté. Ça peut durer des heures et des heures, on a de la bière et des grignotines. Les femmes, elles, se limitent généralement à quelques heures. Pour elles, c'est davantage une rencontre sociale entre femmes.

 

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Conseils de Janette: comment faire durer l'amour?

Janette pense avoir découvert ce qui fait durer l'amour... Elle veut le partager avec tout le monde! Alors voici ses constatations...

L'amour, ce n'est pas un état permanent
On pense que ça va durer toujours mais c'est impossible! Quand on tombe en amour, on est sur le sommet d'une montagne. Mais on ne peut pas rester sur le sommet longtemps... Il faut en descendre pour y remonter plus tard. C'est ça la vie de couple.

L'amour est un défi permanent
L'amour est une mise à l'épreuve, constamment. Janette déteste le mot «concession» qu'elle trouve très péjoratif. Elle préfère parler de défis. Arrive aussi un moment où il faut avoir un projet commun. Ce projet (on devrait le faire signer, d'ailleurs!), c'est tout simplement notre vie à deux. L'amour peut baisser, remonter... Il faut accepter que dans l'amour, il y ait des hauts et des bas. Il faut se dire: «Si j'avais un associé, il y aurait des hauts et des bas. Pourquoi, dans mon couple, il n'y aurait pas des hauts et des bas?»

Faire renaître l'amour
Une des façons pour faire renaître l'amour, pour retrouver le peak, c'est que chacun doit s'intéresser à ce que fait l'autre. Un couple ne peut pas avoir deux vies parallèles. Il faut que ce que fait l'un passionne l'autre... et mutuellement! Il faut admirer l'autre. L'aider dans ce qu'il fait en lui disant qu'il est bon dans ce qu'il fait peu importe ce que c'est!

Les obstacles à l'amour
Il y a l'usure au quotidien. C''est aux deux personnes à rendre le quotidien excitant quelques fois dans l'année. De faire des petits spéciaux!
Il y a aussi la crise du premier enfant. Selon Janette, au 1er enfant, il faut que le couple fasse bien attention! Elle croit que la femme prend l'amour qu'elle portait à son homme, les attentions, puis elle les donne au bébé. Le gars aurait bien de la misère avec ça.
Puis il y a l'évolution divergente. C'est une des grandes causes des divorces.
Puis la compétition. C'est très dangereux pour le couple.

 

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