
Voici ce que J.E. a découvert lors de son enquête: en 1999, un résidant du Vermont est venu à Montréal avec sa voiture. Durant son séjour, la voiture est volée. Au même moment, les voleurs ont acheté une carcasse de voiture gravement endommagée en Ontario et l'ont importé à Montréal. Les voleurs ont découpé la petite plaquette contenant le numéro de série de la voiture ontarienne accidentée et l'ont apposé sur la voiture américaine volée. Une fois la voiture ainsi maquillée, elle est remise en vente et c'est notre dame qui s'en retrouve propriétaire.
La police a remis le dossier au Bureau d’assurances du Canada, mais celui-ci l'a égaré ce qui occasionne de nombreux délais. Notre dame est sans nouvelles de sa voiture. J.E. apprend que la voiture est entreposée dans une cour de remisage de la région de Montréal à 15 dollars la journée, et ce, depuis 10 mois. En plus d'avoir à assumer des frais élevés, la dame aura également à naviguer dans des dédales administratifs afin de récupérer son véhicule puisque le fait que la voiture volée à Montréal provient des États-Unis complique davantage les choses.
Comme il n'y a pas de système au Québec pour empêcher complètement ce genre de fraude, soyez vigilants au moment de l'achat d'une voiture usagée et n'hésitez pas à poser des questions sur l'historique du véhicule convoité.
SAVIEZ-VOUS QUE
Chaque année, 12 500 carcasses de voitures gravement endommagées sont achetées dans des encans ailleurs au Canada ou aux États-Unis et importées au Québec. Le Bureau d'assurance du Canada est convaincu que ces carcasses sont achetées surtout pour récupérer les numéros de série et les apposer sur des voitures volées, principalement dans la grande région de Montréal.
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