Une dernière étape très émouvante!

Nous avions beaucoup de pain sur la planche. Comme nous avions un bon montant à dépenser, nous avons décidé de bien le faire. Mon père a pris en charge les projets à l’avant et Emilie s’est occupé de tout le reste.

J’ai eu l’idée de faire une petite rocaille en avant, à droite. Je me suis donc improvisée «pouce vert» et j’ai demandé des conseils pour savoir quelles plantes acheter. J’ai eu beaucoup de plaisir à faire ça. Sergio, notre conseiller chez RONA, nous a aussi fait plein de bonnes suggestions afin de bien dépenser le boni de 3 000$. Ainsi, nous avons acheté une tondeuse, un coupe-bordure et plusieurs articles pour l’extérieur. Nous nous sommes également procuré un très beau barbecue !

J’ai fait ma rocaille pendant tout le temps des travaux. C’est quand même très physique ! Je ne m’attendais pas à ça. J’étais très concentrée. Je ne réalisais pas que c’était la dernière étape. Certaines semaines, je voyais arriver la fin plus vite, mais là, je me sentais encore dans le cœur de l’aventure.

Le devoir de la nuit était de poser de la tourbe dans la cour arrière. Nous avons d’abord dû égaliser le terrain avant de mettre la tourbe. J’ai vraiment trippé sur notre nuit. Cette fois-là, j’ai décidé de la passer blanche au complet avec mon chum. Je voulais faire ça au moins une fois. On a eu du fun ensemble !

Le lendemain, on a fait la tourbe en avant et j’ai fini ma rocaille. Je devais aussi finir le muret. Nous étions tellement fatigués. Nous chantions toujours la même chanson. Je me trompais de parole, mais nous avons bien rit !

Dans le fond, nous nous rendons compte que sans mon père, nous n’aurions pas réussi à faire un aménagement aussi beau. Il était quasiment un expert de plus. Il nous a beaucoup aidés.

À 15 minutes de la fin, il restait à décoller un papier du plexiglas du module des enfants. Et c’est là que j’ai réalisé que c’était la dernière fois, le dernier décompte ! J’ai été envahie de larmes ! Mais je me cachais pour ne pas que les gens me voient. Je me disais que ça ne se pouvait pas que ce soit fini. Martin et moi, à 5 minutes de la fin, étions sans mot, en larmes. Nous étions émus, pas capables de travailler, en savourant les derniers moments à les regarder travailler. Ce fut très émouvant ! Nous étions super fiers de ce que nous avions fait à cette étape-ci et pour l’ensemble du travail accompli. Nous avons travaillé si fort. Nous avons été très touchés par le module des enfants. Emilie a réussi à faire quelque chose d’extra ! Elle est géniale !

Maud