![]() |
|
On est content d’être restés nous-mêmes
Bonjour, Cette semaine, on nous a fourni un petit questionnaire pour faire le bilan de notre aventure. Voici donc nos réponses ainsi que nos dernières réflexions à la suite de la finale. L’étape la plus difficile : J’hésite entre deux… mais je dirais celle de la cage d’escalier, de la salle à manger et du garage. On avait de la teinture, de la peinture, du revêtement de plancher à faire et chacun de ces travaux demandaient des délais de séchage différents. Le travail était compliqué par le fait qu’on ne pouvait pas marcher sur les différents revêtements pendant plusieurs heures. Disons que la coordination de tout ça a été assez délicate. L’étape la plus facile : Très spontanément, l’étape Salon et entrée ! Comme il y avait moins de choses à faire, la production a même dû nous ralentir afin que le décompte ne soit pas trop « plate ». Le moment le moins drôle : L’histoire du monte-charge de Benoit quand le court-circuit a tout fait sauter. Souvenez-vous ! Benoit y travaillait depuis 20 heures quand tout a sauté. Nous étions vraiment découragés. Tout s’était ensuite arrangé jusqu’à ce qu’on apprenne que notre fameux monte-charge est non-conforme à la Régie du bâtiment. Après tout le temps qu’on y a mis… Le moment le plus drôle : Dans les confessionnaux, après l’étape du garage, j’ai été victime d’un fou rire incontrôlable qui a duré à peu près 15-20 minutes. Je n’arrivais plus à arrêter. À un moment donné, j’ai voulu prendre une gorgée d’eau pour me ressaisir et peine perdue, au lieu de m’aider, ça m’a étouffée et j’ai recommencé à rire en crachant ma gorgée d’eau. Vous avez pu voir un très court extrait de cet épisode sur le site Internet, mais il reflète à peine la réalité : un moment d’intense fou rire auquel la fatigue extrême a sans doute beaucoup contribué. Avec quel expert avez-vous eu le plus d'affinités pour travailler ? Benoit a eu beaucoup d’affinités avec Alain parce que les deux sont des personnes très techniques et ils se comprenaient dans leur langage, parfois même sans se parler. Moi je dirais qu’avec Ève, notre stagiaire en architecture, on faisait la paire toutes les deux. Comme elle est plus passive et moi plus explosive, on se complétait bien. Quand j’étais stressée, son calme était un baume pour moi ! Le conseil qui vous a été le plus utile : Les gens de notre entourage nous ont dit de rester vrais et authentiques. Nous avons essayé de mettre ça en pratique. De toute façon, quand tu as l’air de « jouer un jeu », ça paraît d’habitude. On a choisi de rester nous-mêmes et je peux même vous dire que nous avons eu des commentaires positifs du public sur ce point. La personne qui vous a le plus aidé (sauf les experts) : C’est Jean Dupuis qui est le père spirituel de Benoit. Il nous a été d’une grande aide ! La fois où vous avez eu l’air le plus fou : Ça n’a pas été montré, mais nous étions en train de nous faire filmer dans l’échafaudage très haut et j’ai voulu donner un petit coup de coude à Benoit pour l’agacer. Mais il a perdu l’équilibre et a failli tomber. S’il était réellement tombé, je l’aurais trouvé pas mal moins drôle. Heureusement, il n’y a pas eu de mal. Votre pièce préférée : Benoit et moi nous avons le même coup de cœur : notre rez-de-chaussée au complet ! À cause de son aire ouverte, l’aquarium, le petit foyer, la fonctionnalité et la beauté de l’ensemble, nous en sommes très très heureux. L’exploit dont vous êtes le plus fiers : C’est sans aucun doute le revêtement extérieur car on nous avait tellement dit qu’il y avait peu de chance qu’on réussisse à terminer qu’on avait peur avant de commencer. Mais malgré ça, on l’a fait, et à coups de marteaux en plus. Je suis très fière de ça. UN moment qui ressort parmi les autres : Un moment marquant pour moi, c’est quand j’ai pleuré dans ma douche. J’étais convaincue que j’étais la première au monde qui ne finissait pas une étape. J’avais honte et c’est ce qui m’a fait pleurer, moi qui ne pleure jamais (oui oui je sais, sauf pour Ma Maison RONA). Un petit mot pour les spectateurs qui vous ont écrit et encouragé ? Un gros merci, bien sûr, à tous ceux qui ont voté pour nous et qui nous ont écrit pour nous encourager. C’est spécial de penser que des inconnus s’attachent à nous et votent pour nous. Un conseil pour les prochains participants ? Au risque de me répéter, de rester vrais et eux-mêmes jusqu’à la fin. Ne pas jouer de « game » car ça paraît à la télévision et ça se ressent si tu essayes de t’attirer des votes autrement que par ton travail acharné. Un autre conseil : restez fidèles à vos goûts pour votre maison. C’est vous qui allez l’habiter au bout du compte alors mettez l’accent sur ce qui vous tient vraiment à cœur. Finalement, votre expérience, en un mot ou une phrase : À refaire n’importe quand ! LA FINALE Ne sortez pas les mouchoirs ! Tout va bien. Vous savez, notre attitude depuis le début a été positive et on s’était dit que si toutefois on arrivait deuxième, ce n’est pas ça qui nous ferait perdre notre bonne humeur. Très honnêtement, on n’a aucun regret, ni rancune, on est content d’être restés nous-mêmes et d’avoir tout donné. Le résultat de la compétition ne nous enlèverait même pas le goût de recommencer si c’était possible. Et même si on savait qu’à Ma Maison RONA, le style champêtre est très apprécié des téléspectateurs, nous n’aurions pas changé non plus notre style et nous ne le ferions pas non plus si on recommençait. Notre maison nous ressemble et on en est très fiers. Quand le dévoilement des résultats par étape a commencé et qu’on a vu qu’on avait remporté les deux premières étapes, c’est sûr qu’on était un peu excités. Mais quand le carton jaune décisif est sorti, faisant de l’équipe des Jaunes les grands gagnants, l’image que j’ai encore dans la tête, c’est leurs visages, et je me disais que ça avait l’air bon comme « feeling ». Mais, étrangement, ce que j’ai ressenti, ce n’est ni de la tristesse ni de la colère, mais un grand sentiment de soulagement, car beaucoup de pression venait de tomber d’un coup. Je suis contente d’une chose en particulier : je n’ai pas pleuré sur la scène lors du gala. Avant d’y monter, je me sentais très émue, aussi à cause de la nervosité. Mais tout s’est bien déroulé et mon orgueil, qui a été malmené durant la compétition, est demeuré intact pour la finale. Juste pour vous donner une idée du genre de relation que l’on entrevoit avec nos nouveaux voisins, environ 15 minutes après l’annonce des résultats, ma fille était en train de jouer chez les Jaunes et elle était déjà amie avec le petit frère de Nancy. On a trouvé ça vraiment « cute ». Jean-François, lui, est venu m’emprunter une cigarette et j’ai blagué en lui disant que ça commençait comme ça et après, ce serait le lait, les œufs, etc. Dans la soirée, alors que chacune des équipes fêtait dans sa cour, nous avons levé nos verres à la santé des gagnants. La mère de Jean-François est venue nous voir, elle était très émue, elle a été très gentille et nous a complimentés sur notre belle petite famille. Nous avons vraiment apprécié cette délicatesse. Le plus difficile, je dirais, c’est quand on rencontrait des gens après et qu’ils nous demandaient si on avait gagné. Quand on leur disait que non, là ils étaient tristes et déçus pour nous et ça nous rappelait qu’on était deuxième. Mais sinon, nous vivons très très bien ça. On se considère très chanceux d’avoir pu vivre cette expérience et nous savions très bien que c’était un jeu. Il fallait être prêt à tout. En guise de mot de la fin, je veux dire que je suis convaincue qu’avec les Jaunes, nous allons avoir un bon voisinage. On va prouver à tout le monde que c’est possible, une bonne relation, malgré la compétition ! |