Lundi au Dimanche 

6h00 à 10h00

Suggestions lecture du 26 mai

Pour plus d’information sur la journée des libraires :

http://jdli.leslibraires.ca/

 

1. Vers la beauté    

David Foenkinos         

Gallimard

 

Lorsqu’Antoine Duris quitte les Beaux-Arts de Lyon où il enseigne pour devenir gardien au musée d’Orsay, Mathilde Mattel, la directrice qui l’engage s’interroge sur ce choix étonnant : pourquoi a-t-il déserté un emploi où il brillait? Antoine demeure silencieux sur sa vie et les semaines qui ont précédé son arrivée à Paris, mais Mathilde devine un drame derrière cette fuite.

Peindre avec tant de délicatesse la détresse d’un homme en proie à la culpabilité, sa descente aux Enfers puis sa rédemption par la grâce d’une artiste confirme l’immense talent de l’auteur à traduire les sentiments humains dans toutes leurs nuances. Et l’évocation de la puissance salvatrice de la beauté nous donne envie de pousser sans attendre la porte d’un musée…

 

2. Le fan club des champignons  

Elise Gravel    

les 400 coups

 

Elise Gravel s’intéresse à tout ce qui est un peu étrange : les champignons la fascinent depuis longtemps et elle partage avec enthousiasme cette passion qui enchantera les jeunes lecteurs…et les plus vieux car son bouquin est vraiment bien documenté. On apprend à reconnaître des dizaines de champignons, de la délectable morille au délicieux bolet, de l’inquiétante amanite tue-mouches au polypore qui pousse sur les arbres, de la ramaire jaune qui ressemble à du corail au mutin de Ravenel qui sent la crotte de chien.

Des mots amusants, des illustrations vraiment rigolotes qui donnent envie d’aller à la chasse aux champignons. Si certains lecteurs trouvent des truffes, je suis intéressée…

 

3. Diner avec Edward     

Isabel Vincent    

Presses de la cité

 

Lorsque Mélissa vivant loin de New York demande à Isabel d’aller souper chez son père nonagénaire, qui a perdu récemment sa femme, elle ne peut imaginer quel magnifique cadeau elle leur fait à tous les deux. Isabel comme Edward se reconnaissent dans leur vulnérabilité et dans leur passion pour la gastronomie : le vieil homme est un cuisinier émérite qui confiera à la jeune journaliste aussi bien ses tours de main secrets que sa philosophie de l’existence, pleine d’humour et d’optimisme.

Quel roman délectable! On savoure chacune de ces pages sensuelles qui embaument la tarte aux pommes et le parfum d’une amitié émouvante qui s’approfondit dans le décor unique de Manhattan où Edward le poète sait dénicher le meilleur canard ou la petite robe noire parfaite pour Isabel. Un régal littéraire à déguster en buvant un Dry Martini…

 

4. Hollywood Boulevard    

Mélanie Benjamin     

Albin Michel

 

En 1914, Mary Pickford, payée $1000 par semaine, est l’actrice la mieux rémunérée au monde. Née à Toronto, elle s’est exilée avec sa famille et a fait du théâtre pour subvenir aux besoins de sa famille avant de croire aux possibilités d’un nouvel art, le cinéma. La caméra s’entiche de Mary, elle devient La petite fiancée de l’Amérique dans des rôles écrits sur mesure pour elle par Frances Marion. Qui a tout quitté pour connaître la magie des studios. Qui devient la meilleure amie de Mary. Qui participe avec elle à la naissance de cet art où les femmes ambitieuses ne sont pas les bienvenues. Réussiront-elles à imposer leurs vues? Leur amitié parviendra-t-elle à l’épreuve du temps?

Deux portraits d’une richesse incroyable! En ressuscitant ces figures oubliées du cinéma, Mélanie Benjamin nous offre l’histoire d’une amitié très complexe dans un univers où tout était à inventer.

 

 5. De l’avantage d’être né    

Jacques Godbout   

Boréal

 

Montréal, 1933 : naissance de Jacques Godbout au sein d’une famille libérale où, dès l’adolescence, il démontre l’esprit libre qui l’anime, qui le fait s’éloigner d’une société où l’étouffe le cléricalisme. Godbout voyage, écrit de la poésie, enseigne, participe à la naissance de la revue Liberté et à la mise en place de la section française de l’ONF. Tout en publiant son désormais classique Salut Galarneau sur la place de Paris. Paris où il habitera est un des éléments les plus intéressants de cet inventaire de la vie publique de Jacques Godbout qui scrute avec une grande acuité les rapports ambigus que nous entretenons avec la France. Il se questionne sur la fiction, sur la vérité à travers les personnages de ses romans, de ses films tels Alias Will James, L’affaire Norman William et sur les mouvements de notre société. Godbout se définit comme un «as de la dispersion» mais il est plutôt, pour notre plus grand bénéfice, un extraordinaire curieux qui sait partager ses émerveillements, ses doutes, ses réflexions dans un style toujours aussi vif.

 

 6. L’école des vertiges   

Tristan Malavoy-Racine   

L’Hexagone

 

Il y a plusieurs vertiges dans cette école où l’auteur nous raconte l’histoire de ses chansons : vertige de l’écrivain qui hésite à parler de rupture amoureuse car « tout n’a-t-il pas déjà été dit? », vertige ressenti en sortant de sa zone de confort, vertige lorsqu’apparait une idée, une image dont il ignore si elle sera friable ou solide, si elle sera matière à une chanson ou à un roman. En nous livrant ses moments dans un train russe ou ses questionnements face à l’industrie de la musique, Tristan Malavoy-Racine nous permet de lire la genèse de ses textes avant d’en entendre la poétique et mélancolique intimité.

 

7. Les platanes d’Istanbul    

Tassia Trifiatis-Tezgel/Caroline Lavergne     

Ed. du Passage

 

2011, Tassia Trifiatis-Tezgel s’installe à Istanbul qu’elle découvre beaucoup plus vaste qu’elle l’avait imaginé : la métropole de 20 millions d’habitants fait plus de 5500 kilomètre carrés. Et les quartiers sont très différents les uns des autres. Quartiers populaires où Tassia observe ses voisins, quartier huppé où Tassia enseigne durant quelques temps. Mais surtout, quartier du cœur, quartier des femmes : quand Özlem devient son amie, Tassia est comblée. Elles partageront tout.

Un bijou de subtilité, de tendresse, d’intelligence auquel rendent hommage des illustrations à la fois classiques et modernes qui rendent tout aussi bien l’intimité poétique de cette amitié que la sensualité exotique d’Istanbul. Soulignons également une mise en page extrêmement soignée.

 

 

Publicité

Suivez-nous

Publicité
Publicité