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Voiture Tomahawk 100% électrique par un Québécois

Le tout dernier rapport du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat vient tout juste de paraître : il souligne encore une fois l'importance de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans la lutte aux changements climatiques.

Une des solutions, c'est de se tourner vers les énergies vertes. En ce sens, François nous présente la voiture Tomahawk 100% électrique qui a été conçue chez nous!

DERNIER RAPPORT DU GROUPE D'EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L'ÉVOLUTION DU CLIMAT

Les émissions de gaz à effet de serre devraient être réduites à néant d'ici la fin de ce siècle pour que le monde ait une chance de maintenir la hausse de la température moyenne sous un niveau considéré comme dangereux. Si l'on ne parvient pas à limiter ce réchauffement, les impacts sur l'humain et l'environnement pourraient être irréversibles. Hausse du niveau des océans, eaux océaniques plus chaudes et acides, fonte des glaciers dans l'Arctique et vagues de chaleur plus fréquentes et intenses: des conséquences qui sont déjà observables.

Voilà les conclusions donc du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Le quatrième et dernier rapport rassemble les conclusions de trois rapports publiés au cours des 13 derniers mois.

Un rapport qui souligne donc, sans surprise, l'ampleur du défi en lien avec les changements climatiques qui sont presque entièrement le résultat de l'activité humaine.

Le comité d'experts conseille aux décideurs le déploiement de technologies de récupération des émanations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère pour parvenir à limiter le problème.

Mais le rapport, déposé en amont de la conférence internationale sur le climat en 2015, donne aussi matière à espoir. Les outils nécessaires pour remettre la planète sur la bonne voie existent.

«Nous avons les moyens de limiter les changements climatiques, a assuré le président du comité, Rajendra Pachauri. Tout ce qu'il faut, c'est la volonté de changer, qui sera motivée par le savoir et la compréhension de la science des changements climatiques.» (Source : Le Devoir, 2 novembre 2014)

Une des solutions pour faire sa part, c'est de se tourner vers les énergies vertes... François a justement fait la rencontre d'une équipe de chez nous qui a conçu ce qui pourrait devenir un des joyaux du Québec!

VOITURE TOMAHAWK 100% ÉLECTRIQUE

-par Dubuc Super Light Car, une entreprise de Québec (rue Watt)

Une entreprise de la capitale nationale a conçu la toute première voiture électrique 100% made in Québec. Il aura fallu 10 ans de recherche et développement (et 20 ans de rêve par le pdg Mario Dubuc!) pour se lancer dans la production du véhicule qui pourrait devenir une fierté du Québec.

Il s'agit d'une voiture sport de 2 places avec moteur central, le châssis est en aluminium et la coque est en polymère. Son prix? La version sport avec portes qui s'ouvrent à la verticale comme une Lamborghini se détaille à 90 000$! Elle joue dans la cour de la célèbre Tesla américaine!

Dévoilée en première mondiale en mars au Salon de l'auto de Québec, la fameuse voiture a fait tourner bien des têtes. Même les gens du ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations a réagi à leur présence, n'ayant jamais entendu parler de leur travail auparavant. Ils voulaient discuter du financement de cette voiture.

Tableau 1 : Voiture Tomahawk 100% électrique

-dévoilée au Salon de l'auto de Québec, mars 2014

-2 moteurs électriques développés par TM4 (filiale d'Hydro-Québec)

-toutes les composantes ont été conçues au Québec (sauf pneu, vitre, transmission)

-autonomie de 350 km

-prix de détail : 90 000$

-livraison à l'été 2016

Investissement étranger nécessaire?

Faute d'investisseur en sol québécois, la PME risque toutefois de s'associer à des intérêts étrangers pour construire l'usine d'assemblage de cette voiture.

«L'intérêt d'investir dans notre PME vient de partout, sauf du Québec. Malgré mes efforts pour garder ce joyau local entièrement chez nous, il semble fort probable qu'un autre pays s'enrichira sur le dos du savoir-faire québécois», se désole Mike Kakogiannakis, l'un des copropriétaires de Dubuc SLC (Super Light Car).

Le gouvernement est prêt à subventionner en partie la compagnie, à hauteur de 7,5 millions de dollars, mais il manque un ingrédient essentiel pour compléter le montage financier: un investisseur privé qui injectera la même somme. Si bien qu'aujourd'hui, des investisseurs de Dubaï et de la Californie lui font de l'œil.

«On en a, des investisseurs. C'est presque réglé, sauf qu'ils sont étrangers. Ça me fait mal au cœur un petit peu parce qu'on a un produit 100 % électrique et 100 % québécois. J'ai le sentiment que c'est comme si une partie de mon entreprise s'en allait ailleurs.» Quoi qu'il advienne, il assure qu'il n'exilera «jamais» la production à l'étranger.

«Tous mes sous-traitants sont situés dans un rayon de 45 minutes de la ville de Québec. J'encourage l'économie d'ici. Même si ça me coûte un peu plus cher de faire ça ici, je veux la qualité et le savoir-faire du Québec. Ici, on a le génie électrique, puis le génie mécanique», répond celui qui a ajouté la fleur de lys au logo de la voiture.

Suggestion pour teaser de François à 8h24 :

Dans un discours devant le Parlement, le président français François Hollande a invité le Canada à être « pleinement engagé » dans la lutte contre les changements climatiques, alors que Paris accueillera en décembre 2015 la conférence de l'ONU sur cet enjeu.

Le chef d'État français a soutenu que la communauté internationale a l'obligation d'intensifier ses efforts pour ralentir le réchauffement de la planète. Il s'est gardé de faire la leçon toutefois au premier ministre Stephen Harper, se disant convaincu que le Canada est conscient du défi.

Il a souligné que le défi climatique « n'est pas un défi pour les 10 prochaines années, c'est un défi pour le siècle. Ce n'est pas une menace pour un continent ou pour quelques îlots épars dans le monde, non, c'est un défi pour la planète.»

M. Hollande a aussi fait allusion au dernier rapport des experts sur le climat, publié dimanche à Copenhague, dans lequel le message est on ne peut plus clair : il faut agir vite pour réduire les émissions de CO2 afin de limiter les impacts du changement climatique.

François nous présentera justement les conclusions de ce rapport dans sa chronique.

En rappel :

Depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs, le Canada est accusé par les groupes environnementaux d'être un cancre en matière de lutte contre les changements climatiques. Le Canada s'est retiré du protocole de Kyoto et a réduit ses objectifs pour ce qui est de la diminution de ses émissions de gaz à effet de serre (GES).

La communauté internationale s'est fixée comme objectif de maintenir la hausse globale des températures sous le seuil de 2°C, afin de limiter les impacts du changement climatique déjà à l'oeuvre et dont la vitesse est inédite.

Pour garder le cap des 2°C, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050, et disparaître totalement d'ici 2100, selon les scientifiques.

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