
Environnement
Par François Tremblay | Jeudi 10 février 2011
Quand le verre devient vert avec Decovert
Cette semaine, je vous propose une initiative environnementale qui découle d'une touchante histoire à caractère humain. En fait, Decovert est le fruit inusité d'un rapprochement mère-fille. L'histoire débute alors qu'Aglaé, fille de Sylvie Breton, est encore toute petite. Bien qu'elle semble tout à fait normale pour ceux qui ne sont pas dans son intimité, Sylvie commence à se douter que quelque chose ne tourne pas rond avec sa fille. Alors que pour la plupart des enfants en bas âge, l'apprentissage de gestes quotidiens banals comme ouvrir une porte ou bien se brosser les dents se fait assez rapidement, il n'en va pas de même pour sa fille. C'est alors que cette technicienne de laboratoire au département de génétique du Centre hospitalier de l'Université de Sherbrooke entame une véritable croisade envers et contre tous afin de faire la lumière sur le trouble invisible qui habite sa fille. Finalement, elle découvre qu'Aglaé est atteinte de dyspraxie, un trouble neurologique présent chez environ 6 % des enfants, et qui se traduit par une difficulté, plus ou moins sévère, de la planification et de la coordination des mouvements nécessaires à l'exécution d'une action volontaire. Cela se traduit par une difficulté à penser et à organiser une action dans sa tête et à rendre cette action de plus en plus automatique de façon à l'exécuter sans y repenser.
Pendant les années suivantes, Sylvie met beaucoup d'énergie à faire connaître ce handicap invisible en fondant notamment l'Association québécoise pour les enfants dyspraxiques et en coécrivant en 2007 le livre Mon cerveau ne m'écoute pas : comprendre et aider l'enfant dyspraxique, qui demeure aujourd'hui un ouvrage de référence dans toute la francophonie.
Toute cette attention portée sur la dyspraxie finit par altérer négativement la relation qui unit Aglaé à sa mère, jusqu'au jour où Aglaé commence un stage en fleuristerie. Voyant les superbes arrangements floraux être insérés dans des vases disparates, l'idée jaillit dans la tête de la scientifique : pourquoi ne pas réutiliser des vases abandonnés et les modifier pour en faire des œuvres d'art qui rendront justice aux arrangements floraux ? C'est ainsi qu'a débuté un nouveau partenariat mère-fille, établi sur de nouvelles bases. Plutôt que de placer la dyspraxie à l'avant-plan, ce sont les couleurs, les motifs, les textures, et la créativité qui sont mis de l'avant. Par cet acte de consommation globale (achat dans des entreprises de bienfaisance de vases et bijoux usagés, contribution à l'économie locale et aux démunis, 1 % des revenus des ventes retournés à Équiterre), non seulement ce duo réussit à créer de magnifiques vases à partir d'objets orphelins qui ne servent plus, mais elles ont relevé un défi encore plus grand : celui de rebâtir le pont qui les unit. Et à voir le regard de fierté dans les yeux de cette mère et la complicité qui les relie, je peux croire que ce pont passera à travers les âges !
Pour information sur Decovert:
http://decovert.wordpress.com
Pour information sur la dyspraxie:
http://www.lesblogues.com/vieetdyspraxie/16369/Association+Qu%E9b%E9coise+pour+les+Enfants+Dyspraxiques+(AQED).html
http://www.mamanpourlavie.com/sante/enfant/developpement/dyspraxie/1074-la-dyspraxie-le-handicap-fantome.thtml
http://www.dyspraxieetcie.com/
http://dysprapoule.blogspot.com/
Livre « Mon cerveau ne m'écoute pas : comprendre et aider l'enfant dyspraxique » aux Éditions de l'Hôpital Sainte-Justine :
http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=834446&def=Mon+cerveau+ne+m'écoute+pas,BRETON,+SYLVIE,LEGER,+FRANCE,9782896190812
L'ABC de l'investissement responsable
La période des impôts arrive à grands pas et qui dit impôts dit aussi REER. En effet, au cours des prochaines semaines, plusieurs décideront de placer leur argent dans des REER et devront donc choisir d'investir dans certains fonds communs. Cependant, avec les quelque 5500 fonds disponibles au Canada, cette démarche peut sembler digne des douze travaux d'Hercule !
Depuis maintenant quelques années, un nouveau type d'investissement a vu le jour : l'investissement socialement responsable (ISR). L'ISR vise à trouver un équilibre entre optimisation des profits d'une part et enjeux éthiques, environnementaux, sociétaux et de gouvernance d'autre part. En d'autres mots, l'approche ISR consiste intégrer les principes du développement durable aux critères financiers habituels d'analyse des fonds. Ainsi, en plus de conserver et faire fructifier vos économies, vos placements pourraient même refléter vos valeurs sociales, éthiques et environnementales.
Pour s'y retrouver, un petit guide fort intéressant a été mis en ligne sur le site ethiquette.ca : L'investissement responsable pour les nouilles. En aussi peu que 4 pages, ce guide vous éclairera notamment sur la manière de trouver un conseiller financier qui saura vous accompagner dans votre choix de fonds d'ISR, de créer votre profil d'investisseur et de choisir des produits financiers adaptés à vos besoins et à vos valeurs. Certains fonds y sont proposés et l'on y trouve même des références qui pourraient servir à informer, voire éduquer le conseiller financier avec lequel vous faites déjà affaire à propos des ISR.
Il y a toutefois quelque chose qu'il faut garder en tête au moment de choisir un investissement éthique. L'investissement éthique ne signifie pas investir dans des entreprises qui possèdent des dossiers sociaux et environnementaux exemplaires. Il ne faut donc pas nécessairement s'attendre à ce que les fonds d'ISR ne soient composés que d'éoliennes et de coopératives d'alimentation biologique. La vérité est que la plupart des placements qui offrent un rendement financier sont faits dans de grandes entreprises cotées en bourse, qui ont un dossier imparfait à un niveau social ou environnemental donné de leurs activités. Mais au moins, ces investissements visent à encourager des entreprises qui ont tout de même adopté des mesures positives ou, au contraire, vont éviter de donner de l'argent à celles qui n'ont pas respecté les normes en matière de conscience sociale. Il existe toutefois des fonds qui limitent encore plus étroitement vos placements en n'investissant que dans certains secteurs, comme les énergies renouvelables. D'une façon ou de l'autre, soyez prêts à voir des noms très connus dans votre portefeuille.
Pour information:
http://www.ethiquette.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=2410&Itemid=45&lang=fr
http://www.socialinvestment.ca/
Caisse d'économie solidaire Desjardins : http://www.caissesolidaire.coop/
Beau, belle et bio à Montréal
Avec la Saint-Valentin qui est à nos portes, pourquoi ne pas vous offrir la santé en cadeau ? Le guide Beau, belle et bio à Montréal renferme notamment les meilleures adresses de restaurants, cafés et épiceries pour manger santé ou pour dénicher de bons produits naturels; une sélection des techniques et d'adresses montréalaises pour relâcher la pression et faire le plein d'énergie; des boutiques de créateurs montréalais pour une mode 100% recyclée ou des collections fabriquées à partir de textiles respectueux de l'environnement. Si vous n'êtes pas de la métropole, ce guide propose aussi des recettes vitaminées pour la peau et le corps, des techniques de relaxation et des activités qui font autant de bien à la chair qu'à l'esprit, des solutions pour être bien chez soi et des précisions sur la mode écocitoyenne pour concilier concrètement beauté, vitalité et équilibre, tout en consommant autrement sans abîmer la planète.
Titre : Beau, belle et bio à Montréal
Édition : Guides de voyage Ulysse
http://www.guidesulysse.com/catalogue/FicheProduit.aspx?isbn=9782894649152
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