
Environnement
Par François Tremblay | Jeudi 24 février 2011
Le marché public La Mante du Carré
La petite municipalité de Danville héberge en son cœur un formidable outil de revitalisation sociale et de développement économique : le marché public La Mante du Carré. Danville, qui est située à 30 minutes de Victoriaville, 30 minutes de Drummondville et 30 minutes de Sherbrooke, à cheval entre les régions des Cantons-de-l’Est et des Bois-Francs, est ainsi devenue la seule agglomération de moins de 20 000 habitants à disposer d’un marché public ouvert à l’année sur tout le territoire québécois.
Cette merveilleuse initiative a pris naissance chez des producteurs agricoles et artisans de la région qui désiraient établir de nouveaux liens avec leur communauté. Plutôt que de faire transiter leurs produits par les grandes chaînes de distribution, ce qui implique généralement que ces mêmes produits sortent de la région et voyagent sur de grandes distances, ils ont opté pour une approche de proximité avec les consommateurs locaux. Ainsi, ces initiateurs ont acheté un immeuble en plein cœur du carré de Danville et l’ont converti en marché public. De fil en aiguille, ce marché est devenu un véritable lieu de rassemblement pour les résidents de la région qui peuvent non seulement s’y procurer une multitude de produits alimentaires et artisanaux provenant de producteurs et d’artisans locaux lors du marché du samedi, mais qui peuvent aussi y déguster d’excellents repas préparés à partir de ces mêmes ingrédients du terroir dans l’aire de restauration qui y a été aménagée. Dernièrement, cet outil de sensibilisation a poussé encore plus loin son influence en préparant des menus santé pour l’école primaire Masson de Danville. Ainsi, non seulement les jeunes de la région peuvent manger des aliments santé provenant de producteurs locaux, mais ils peuvent aussi développer de nouveaux goûts et être sensibilisés à la provenance des aliments et des artisans qui se cachent derrière ces produits.
Bien sûr, un tel marché ne peut fonctionner sans l’engagement d’une communauté qui décide de se discipliner et de prendre la résolution d’effectuer une partie de ses emplettes à proximité, afin de manger mieux et d’encourager par le fait même ceux et celles qui produisent ces denrées.
Horaire
Mercredi au vendredi : 7h à 19h
Samedi : 9h à 15h (possibilité de réserver en soirée pour souper 10 personnes et plus)
Dimanche : 10h à 18h (déjeuners servis jusqu’à 15h)
Campagne Je touche du bois ! de la Coalition BOIS
Du 14 février au 14 mars, les transports en commun et les panneaux d’affichage urbains montréalais seront pris d’assaut par la campagne de sensibilisation Je touche du bois !, qui réunit 7 têtes d’affiche qui ont décidé de prêter leur voix à cette campagne afin de sensibiliser les citoyens et les décideurs à l’immense potentiel écologique de ce matériau d’avenir, qui représente une façon novatrice de lutter contre les changements climatiques.
Le bois comme matériau écologique… quelques données
- Il existe deux façons de réduire les émissions de CO2 dans l’atmosphère : soit en les diminuant (substitution à des matériaux émetteurs), soit en les stockant (séquestration du carbone). Les arbres, de même que les produits du bois que l’on en tire, ont la capacité unique de faire les deux.
- le matériau bois comme substitut au béton ou à l’acier dans la construction est une contribution tangible à la réduction des gaz à effet de serre puisque le procédé de fabrication du bois de construction requiert beaucoup moins d’énergie et laisse une faible empreinte environnementale. À titre d’exemple, sur un même travail de charpente, la fabrication d’une poutre en béton émet cinq fois plus de CO2 qu’une poutre en bois et une poutre en acier, sept fois plus !
- Alors que 95 % des maisons ont une charpente en bois, moins de 15 % des édifices commerciaux en ont une. Pourtant, selon des études récentes, 80 % des bâtiments non résidentiels mis en chantier chaque année pourraient être construits en bois, et ce, en tout respect des codes du bâtiment et de sécurité incendie.
- Le Québec a mis de l’avant une Stratégie d’utilisation du bois en construction pour appuyer sa politique de lutte aux changements climatiques. Le matériau bois, matériau écologique, peut ainsi contribuer au bilan des gaz à effet de serre du Québec tout comme à la vitalité de l’économie du Québec.
Ainsi, chacune des 7 personnalités a vécu une histoire d’amour avec ce matériau et apprécie ses vertus écologiques, économiques, esthétiques, patrimoniales ou, encore, de durabilité ou de solidité.
– Patrice Brisebois, ex-hockeyeur et promoteur – parce qu’il est le promoteur d’un domaine d’habitations où le bois issu de la région est au coeur de la démarche environnementale et où la deuxième phase de développement vise la création d’habitations carboneutres et…. parce qu’il a gagné sa Coupe Stanley en 1993 avec un bâton en bois !
– Dinu Bumbaru, directeur des politiques, Héritage Montréal – parce que le bois, matériau fondateur de Montréal, reflète l’histoire comme l’esprit moderne de la métropole.
– Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint, Équiterre – parce que le bois est un allié de taille reconnu par le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans la lutte aux changements climatiques grâce à la séquestration naturelle du CO2 dans la matière ligneuse et à la substitution à des produits plus énergivores ou polluants.
– Mario Julien, chef exécutif, Club de golf Le Mirage (club de Céline et René) – parce que le bois invite à une créativité culinaire incomparable, confère aux lieux une ambiance irremplaçable et s’inscrit dans un cercle vertueux qui stimule l’économie du Québec.
– Chantal Machabée, animatrice, RDS – parce que l’innovation dans les installations sportives démontrant le génie des entreprises, tout comme les progrès des techniques d’entraînement, lui font dire que le bois et le sport garantissent un avenir en forme pour les jeunes d’ici !
– Louis-Philippe Pratte, designer-fondateur À Hauteur d’homme – parce que ses produits en bois du Québec expriment un idéal, une attitude et une présence à la fois fière et humble, comme celle d’un arbre.
– La Sépaq – parce que le bois représente une signature corporative dominante incarnée par ses nombreux bâtiments et en harmonie avec sa mission, qui consiste à protéger et à mettre en valeur les équipements publics sous sa responsabilité au bénéfice des Québécois.
Concours Touchez du bois avec la Sépaq !
D’ailleurs, dans le cadre de cette campagne, la Coalition BOIS Québec organise un concours en collaboration avec la Sépaq pour sensibiliser les citoyens à en apprendre davantage sur les bénéfices écologiques du matériau bois. Le prix est un séjour de trois jours à l’Auberge de montagne des Chic-Chocs, incluant une navette de transport à partir de Montréal, d’une valeur de 2 600 $. Le concours se tiendra par Internet entre le 14 février 2011 et le 10 mai 2011
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