
Environnement
Par François Tremblay | Jeudi 25 août 2011
Compostage sur site
Il y a trois semaines, je vous parlais de l'initiative prise par la Ville de Lévis en matière de gestion de ses matières putrescibles, en réponse à la nouvelle politique québécoise de gestion des matières résiduelles. Cette politique prévoit plusieurs mesures à entreprendre au cours des prochaines années dans le but d'atteindre l'objectif ultime de 2020 : l'interdiction d'enfouir toute matière organique putrescible à la grandeur du territoire. Ce qui a été préconisé par Lévis est la collecte des matières putrescibles à domicile, pour par la suite les envoyer à un site de compostage industriel. Il existe aussi d'autres alternatives à l'envoi de ses matières résiduelles putrescibles à des sites de compostage industriel pour les industries, commerces et institutions (ICI).
En effet, à Waterloo, un épicier a décidé de gérer lui-même les matières organiques putrescibles qui étaient générées par les activités de son épicerie. Pour Louis-Martin Racicot, propriétaire de Métro Lussier, le fait de gérer ces matières sur place était bien sûr une décision écologique, qui impliquait une révision de la culture d'entreprise et de la manière habituelle de faire, visant à minimiser l'empreinte environnementale dans tous les départements et de réduire à la source, mais aussi une décision économique.
En effet, grâce à l'utilisation d'un composteur sur site fabriqué par AGF Brome et l'appui d'un spécialiste dans le domaine, Monsieur Paul Larouche, M. Racicot a modifié ses façons de procéder à l'interne afin de détourner ses matières putrescibles du compacteur vers le composteur sur site. Ce faisant, le compacteur se remplit beaucoup moins rapidement, ce qui que son contenu est envoyé à l'enfouissement d'autant moins fréquemment... ce qui représente une réduction importante des coûts associés à la levée, au transport et à l'enfouissement des déchets. Car il faut être conscient que l'envoi de déchets à l'enfouissement pour les ICI occasionne des frais, parfois très importants. De plus, avec la date butoir de 2020 qui approche, les coûts à l'enfouissement sont en augmentation rapide à travers le Québec, dans le but notamment d'encourager les alternatives à l'enfouissement, comme le compostage sur site. De plus, les odeurs traditionnellement générées par le compacteur à déchets s'en trouvent énormément réduites, du fait que les matières organiques putrescibles sont soumises à un processus de dégradation aérobie (compostage) plutôt que de fermentation anaérobie.
Le compost produit par le composteur sur site est pour sa part remis à la Ville de Waterloo, qui s'en sert pour la revitalisation des berges du lac Waterloo et aux aménagements paysagers de la ville.
Le compostage sur site, bien qu'il soit relativement récent, est une manière fort intéressante de réduire son empreinte environnementale, ses émissions de gaz à effet de serre, les odeurs provenant des conteneurs d'entreposage et les coûts associés à la collecte des déchets, au transport et à l'enfouissement tout en valorisant ses matières résiduelles. En prenant elles-mêmes en charge la gestion de leurs matières organiques putrescibles, les ICI peuvent ainsi non seulement retirer des bénéfices environnementaux et économique à leurs propres fins, mais aussi pour la collectivité qui n'a pas à assumer les coûts de traitement pour ces matières résiduelles gérées à même leur site.
http://www.bromeequip.com/?lang=fr
Groupe commercial Paul Larouche : plarouche@gcpl.ca
http://www.mddep.gouv.qc.ca/matieres/pgmr/presentation.pdf
TVA passe à l'ère DEL pour ses nouveaux studios
Avec l'ouverture de ses nouveaux studios, Salut, Bonjour! vous propose de redécouvrir votre émission préférée sous un tout nouvel éclairage! En effet, parmi les nombreuses améliorations que compte ce nouvel environnement, le système d'éclairage a été complètement revu et corrigé afin d'optimiser son rendement énergétique par l'adoption de projecteurs à DEL (diodes électroluminescentes, ou LED – light emitting diode). Alors que traditionnellement, les studios de télévision et la plupart des systèmes d'éclairage associés au monde du spectacle ont été alimentés par des lampes tungstènes, puis halogènes et enfin HMI, le développement de la technologie DEL permet maintenant d'intégrer ce type d'éclairage au monde de la télévision et du spectacle.
Quelques mots sur les origines du DEL. En fait, ce mode d'éclairage est un éclairage par semi-conducteur, et la première émission de lumière par semi-conducteur a été réalisée en 1907 par Henri Joseph Round. En 1927, un scientifique russe du nom de Oleg Losev a déposé le premier brevet pour ce qui allait être appelé beaucoup plus tard une diode électroluminescente. Finalement, il faudra attendre 1962 pour que puisse être créée la première DEL rouge. En raison de sa faible puissance et de sa couleur (jaune, rouge ou verte), elles restèrent longtemps réservées aux voyants d'appareils électroniques (veilles), puis à la signalisation routière et urbaine (panneaux de signalisation, feux tricolores...). Mais en 1999, l'apparition de la lumière bleue permit de synthétiser la lumière blanche, mettant ainsi en valeur toutes les couleurs. Cette importante avancée fut le point de départ de nouvelles applications majeures : éclairage, écrans de téléviseurs et d'ordinateurs.
Les avantages de l'éclairage au DEL en comparaison aux formes d'éclairage traditionnels sont très nombreux. En fait, l'avantage principal s'explique par son rendement lumineux; la majeure partie de l'énergie qui est transmise au DEL est directement convertie en lumière, ce qui est loin d'être le cas des lampes à incandescence, tungstènes, halogènes ou HMI. Par exemple, on calcule que pour une ampoule à incandescence de 100 watts, 98 % de l'énergie est transformée en chaleur, ce qui fait en sorte qu'une telle ampoule peut atteindre des températures atteignant 150 degrés celsius. Dans le cas des lampes halogènes, bien qu'elles soient de 20 à 30 % plus efficaces en terme de luminosité que les lampes à incandescence, leur rendement lumineux est comparable aux lampes à incandescence. Évidemment, les projecteurs traditionnellement employés dans les studios de télévision exigent une bien plus grande puissance qu'une simple ampoule de 100 watts, alors inutile de préciser à quel point la perte de chaleur est importante, puisque chaque projecteur peut atteindre des températures de plusieurs centaines de degrés! Un projecteur LED, pour sa part, ne dépasse pas le cap des 32 degrés celsius.
Parmi les autres avantages de la lampe LED, on note sa durée de vie, qui est de 20 000 à 50 000 heures contre environ 2000 à 4000 heures pour une lampe halogène. De plus, c'est un système d'éclairage qui offre une très grande résistance mécanique et aux chocs; qui s'allume instantanément; qui est insensible aux allumages répétés et qui est insensible aux basses températures.
Par le remplacement de son système d'éclairage, le nouveau studio de Salut, Bonjour! consommera donc beaucoup moins d'électricité, ce qui se répercutera en d'importantes économies et en une empreinte écologique diminuée. Pour se donner une idée concrète, le studio de Salut, Bonjour! compte environ 100 projecteurs. Donc, ces 100 nouveaux projecteurs LED consomment environ 10 fois moins d'énergie que les anciens projecteurs. Chaque projecteur LED est composé de 36 LEDS de 1.5 watt, pour un total d'environ 50 watts par projecteur au lieu de 300, 500 et même 1000 watts par projecteurs que nous utilisions antérieurement. De plus, ces nouveaux projecteurs ne dissipent quasiment pas de chaleur ce qui a pour effet une économie substantielle d'énergie au niveau de la climatisation. Et pour finir, ces projecteurs ont une durée de vie de 11 années s'ils fonctionnent en continuité de 24 hres par jour soit environ 100,000 heures.
Sources :
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