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Environnement
Par François Tremblay | Jeudi 21 juin 2012

Création MIRDI; transformer les arbres en œuvres d'art

   

La vie nous réserve parfois des surprises bien étonnantes. Pour Diane Miron et Gilles Lusignan, cette surprise de la vie s'est exprimée à

la suite de leur déménagement, lors duquel ils ont quitté la ville de Laval pour aller s'installer plus au nord, dans la petite municipalité de Ste-Julienne, située dans la région de Lanaudière. À leur arrivée dans cet univers rural, disposant d'un généreux terrain, d'une maison et d'une remise, ils ont peu à peu été gagnés par les beautés et merveilles de leur nouvel environnement. Les oiseaux, les plantes, les insectes... et les arbres ! Leur terrain comptant une vingtaine d'essences d'arbres, il était fréquent que les vents ou les intempéries faisaient tomber certaines branches, ou encore que les travaux d'élagage rendaient disponibles certains fragments de ces géants ligneux. C'est alors que s'est révélée cette « surprise de la vie » aux yeux de Diane Miron : pourquoi ne pas tenter de travailler ce bois... de lui redonner une seconde vie ? Ayant déjà par le passé exprimé sa créativité artistique par le biais de divers médiums, le bois demeurait une matière inconnue pour Diane. Ainsi, c'est un peu « sur le tard », que cette artiste s'est mise à l'apprentissage des secrets du bois et des techniques lui étant associées. Bien qu'elle avait déjà manié la scie sauteuse par le passé, elle a dû apprendre à se servir d'outils moins conventionnels: banc de scie, scie à ruban, outil rotatif, scie à chantourner. Avec l'apprentissage de ces techniques s'est développée une véritable passion pour le bois : ses formes, ses couleurs, son odeur, sa texture, ses propriétés... Le bois du pommetier, lorsqu'il est travaillé, sent la tarte aux pommes et le vinaigrier, cet arbuste méprisé par plusieurs, possède un bois aux couleurs aussi magnifiques qu'insoupçonnées. L'évocation de certaines propriétés de ces bois par Diane nous emmène à découvrir un monde absolument fascinant !

Ainsi, avec les années, Diane et son conjoint Gilles ont peaufiné leurs techniques de séchage, de travail et de finition de ces cadeaux de la nature pour les développer en une vaste collection d'objets artistiques tels que boutons, boucles à foulards, embrasses à rideaux, colliers et boucles d'oreilles, bâtons de marche et cannes. Ensemble, Diane et Gilles parcourent les expositions du Québec pour faire découvrir leur art et chaque année, de nouvelles idées viennent compléter la collection déjà fort impressionnante de ce couple de retraités vraiment, mais vraiment très dynamiques et sympathiques !

http://www.creationsmirdi.qc.ca/

 

Conférence Rio+20 – Une lueur d'espoir pour notre avenir ?

Vingt ans après la Conférence internationale de Rio de Janeiro sur l'environnement et le développement de 1992, la métropole brésilienne accueille à nouveau des dirigeants et représentants de la communauté scientifique et de la société civile mondiale afin de discuter d'environnement. Chaque décennie, les leaders, chefs d'État et représentants de la société civile se rencontrent pour faire un bilan de l'état des engagements pris en matière de développement durable, d'identifier les défis à relever, de se fixer des objectifs et de renouveler l'engagement politique des gouvernements. Cet événement est donc primordial pour mobiliser les dirigeants du monde entier et les représentants de la société civile sur les enjeux environnementaux et sociaux actuels et ceux à venir.

Le premier sommet a eu lieu à Stockholm (Suède) en 1972 et a donné naissance au Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Le deuxième Sommet avait lieu en 1982, à Nairobi (Kenya) et le troisième avait lieu à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992. Finalement, le quatrième et dernier en date se tenait à Johannesburg (Afrique du Sud) en 2002.

La particularité du sommet de Rio de 1992 est que pour la première fois, une centaine de chefs d'État et de gouvernement très diversifiés ont réussi à s'entendre sur des questions environnementales et sont même passés à l'action, notamment en signant la fameuse Déclaration de Rio. Cette déclaration, qui fixe les lignes d'action visant à assurer une meilleure gestion de la planète, a fait progresser le concept des droits et des responsabilités des pays dans le domaine de l'environnement. Ce sommet est aussi à l'origine du programme Agenda 21, de la convention sur la diversité biologique, de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. Cependant, cette déclaration n'était malheureusement pas juridiquement contraignante, reconnaissant plutôt la souveraineté des États à « exploiter leurs propres ressources selon leur politique d'environnement et de développement ».

Néanmoins, ce sommet historique a donné le coup d'envoi à un programme ambitieux de lutte mondiale contre les changements climatiques, l'érosion de la biodiversité, la désertification, et l'élimination des produits toxiques dangereux. Bien que les conventions adoptées sont perfectibles, elles ont engagé les États dans un effort de mise en œuvre et, dans certains cas, dans un processus de négociations en vue de parvenir à l'adoption de protocoles contraignants, tel que le Protocole de Kyoto.

Cette fois, ce cinquième sommet de la Terre, ou Conférence des Nations-Unies sur le développement durable, mieux connue sous le nom de Rio +20, mettra l'accent sur deux thèmes, soit le développement de l'économie verte et l'éradication de la pauvreté. Alors que nous sommes pleinement conscients des enjeux auxquels nous faisons face comme les changements climatiques, les inégalités sociales et l'épuisement de nos ressources, quels outils institutionnels devrions-nous développer pour soutenir le développement durable?

Cette conférence rassemble des délégations officielles gouvernementales et des experts de toutes sortes afin de progresser au niveau international sur le terrain de l'engagement des États envers le développement durable. 125 chefs d'États et de gouvernements ont déjà confirmé leur présence. Au terme de cette conférence, une déclaration dont le contenu est en cours de rédaction depuis plusieurs mois, sera adoptée. Les deux questions qui se trouvent au cœur de ces négociations sont les suivantes : comment favoriser le passage à une économie verte ? Quel cadre institutionnel devons-nous mettre en place afin d'assurer une gouvernance mondiale pour le développement durable ?

Pour de nombreuses organisations de la société civile mondiale, cette approche onusienne est trop restrictive et ne tient pas compte de la complexité du problème. De plus, elle apparaît trop partisane dans le sens où elle se situe d'emblée sur le terrain économique et dans une perspective non-contraignante, ce qui constitue la position du monde des affaires et des acteurs économiques influents. C'est pour cette raison que deux autres événements d'envergure se tiendront en marge de la Conférence de l'ONU : le Forum des Parties prenantes et le Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale, contre la marchandisation de la vie et pour la défense des biens communs.

le Forum des Parties prenantes rassemble la plupart des Organisations Non-Gouvernementales (ONG) accréditées auprès du système onusien, ainsi que des représentants gouvernementaux et du secteur privé qui souhaitent dialoguer. 500 activités sont programmées pour ce forum qui vise essentiellement à influencer les gouvernements et à faire avancer des revendications portant sur des problématiques liées à l'environnement qui ne se résument pas à faire la promotion d'une économie plus verte.

Pour sa part, le Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale, contre la marchandisation de la vie et pour la défense des biens communs rassemblera tous les mouvements sociaux et organisations de la société civile brésilienne et mondiale qui entendent aborder la question de la crise écologique de manière beaucoup plus globale, en remettant notamment sérieusement en question notre modèle de production et de consommation, en questionnant le capitalisme et en mettant l'accent sur la souveraineté des peuples et la justice climatique. Plus de 1600 conférences et ateliers sont inscrits au programme du Sommet qui devrait déboucher sur l'adoption d'une déclaration des peuples. Les organisateurs attendent 100 000 à 150 000 personnes pour le Sommet.

Le Québec est bien sûr présent à plus d'un titre à Rio+20, avec une délégation politique menée par le Premier ministre Charest qui siège à la Conférence des Nations-Unies sur le développement durable, mais aussi avec une délégation de la société civile québécoise, composée de 76 personnes, qui participe activement au Sommet des peuples. Cette délégation est formée d'étudiants, de jeunes Autochtones, de militants écologistes, de représentants du milieu syndical et d'autres organisations du monde communautaire et de la solidarité internationale. Au total, les membres sont issus de 27 organisations de la société civile québécoise, ainsi que de 4 universités et deux CEGEP. Ne se sentant plus écoutés et représentés par les différents paliers de gouvernements, ces délégués de la société civile québécoise se mobilisent afin de permettre aux citoyens de faire entendre leur voix, afin de promouvoir des propositions alternatives qui vont dans le sens du bien commun et du respect des générations futures, et non du « profit immédiat d'une oligarchie centrée sur ses intérêts ».

Pour infos

http://gaiapresse.ca/dossiers/conference-des-nations-unies-sur-le-developpement-durable-rio20-32.html

http://quebecrioplus20.blogspot.ca/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sommet_de_la_Terre

http://www.equiterre.org/actualite/suivez-equiterre-a-rio20

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