
Environnement
Par François Tremblay | Dimanche 18 avril 2010
Un jeune inventeur rêve d’étancher la soif du monde
Un jeune inventeur rêve d’étancher la soif du monde
C’est de plus en plus évident : l’accès à l’eau potable sera l’un des enjeux les plus importants de tout le prochain millénaire. C’est pourtant bizarre, lorsque l’on considère que notre planète est justement reconnue d’un point de vue cosmologique pour être « la planète bleue ». En effet, l’eau sous forme liquide constitue un élément unique de la planète Terre. Cependant, bien que près de 71 % de la surface de notre planète soit couverte d’eau, ce n’est qu’une infime fraction de cette eau qui peut être utilisée par les êtres vivants. En fait, pour assurer leur subsistance, tous les êtres vivants comptent sur la disponibilité de l’eau, et la plupart des animaux et des plantes terrestres ont un besoin absolu d’eau douce, c’est-à-dire d’une eau dont la teneur en sel n’est pas trop élevée. Dans les faits, l’eau douce ne représente que 2,5 % du volume d’eau terrestre. De ce pourcentage, la quasi-totalité (99,62 %) de l’eau douce est emprisonnée dans les glaciers (69,56 %) et le sous-sol (30,06 %)… ce qui ne laisse qu’un faible 0,38 % d’eau douce qui se retrouve dans les lacs, les réservoirs et les cours d’eau. Cette faible disponibilité de cette ressource vitale entraîne déjà de graves conséquences à l’échelle humaine. Sur une population de plus de 6,8 milliards d’habitants, environ 1,35 milliard n’ont pas accès à l’eau potable… ce qui représente près de 20 % de la population mondiale… soit 1 personne sur 5!
Face à cette problématique, un jeune inventeur du Collège Antoine-Girouard de St-Hyacinthe a décidé mettre au point une machine qui serait en mesure de faire de l’eau potable à partir de l’humidité qui se trouve naturellement dans l’air. Après plusieurs heures de cogitation et d’expérimentation, le Déshumi-H20 était né. Cette machine, constituée de pièces provenant d’un déshumidificateur, d’un réfrigérateur et d’un climatiseur, condense l’humidité atmosphérique, la filtre et la purifie pour en tirer une eau d’excellente qualité, propre à la consommation. Au Québec, cette machine est en mesure de produire quotidiennement de 18 à 24 litres d'eau. Dans un milieu plus humide, par exemple Haïti, elle pourrait pousser sa production jusqu’à 40 à 50 litres d'eau… le tout pour un coût énergétique négligeable. D’ailleurs, cet appareil pourrait très bien fonctionner en utilisant des sources d’énergie renouvelables, comme de l’énergie solaire ou éolienne.
http://www.antoine-girouard.qc.ca/
http://www.exposciencesbell.qc.ca/fr/22-expo-super.htm
http://www.exposciencesbell.qc.ca/fr/22-expo-super.htm
Statistiques tirées de :
http://www.worldometers.info/fr/
http://www.worldometers.info/fr/
Livre « Le Québec au fil de l’eau » par Mathieu Dupuis et Marie-José Auclair, aux éditions de l’Homme, 2009.
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