CHAÎNES
PUBLICATIONS
TVA FILMS
BOUTIQUES
CONCOURS
NOUVELLES
Mobilité
Emploi
Logo de la chaîne TVATVA
Publicité


Famille
Samedi 6 août 2011

L'hippothérapie

   

Les enfants sont fascinés par les animaux... Très tôt dans leur vie, l'animal a une place toute particulière, que ce soit l'ours en peluche ou l'animal jouet, il sert souvent de complice et de réconfort.

L'animal vivant rend plus facile le développement de l'enfant, que ce soit au niveau moteur ou au niveau intellectuel, plusieurs auteurs s'entendent pour accorder à l'animal un pouvoir apaisant et sécurisant.

Deux méthodes de thérapie animale sont offertes pour venir en aide aux enfants, la thérapie équestre et la zoothérapie.

1. La thérapie équestre :

Trois volets sont offerts dans la thérapie équestre, la thérapie par l'équitation, la thérapie développementale par l'équitation et l'hippothérapie.

Tout d'abord, la thérapie par l'équitation, aide le cavalier dans l'amélioration de l'équilibre en position assise, du sentiment d'estime de soi et d'habiletés sociales.

La thérapie développementale, se rapproche du domaine de l'éducation, faisant appel à des enchaînements de mouvements à exécuter favorisant ainsi l'intégration sensorielle, c'est-à-dire la capacité de capter, comprendre, organiser et réagir à l'information provenant de l'extérieur.

Quant à la troisième, l'hippothérapie, Il s'agit d'une technique utilisée auprès de personnes ayant des troubles de mouvement.

L'Hippothérapie :

En hippothérapie, le cheval exerce une influence sur le cavalier et non l'inverse comme c'est le cas pour les autres formes d'équitation thérapeutique

Le but est d'améliorer chez la personne la posture, l'équilibre, la mobilité et les capacités fonctionnelles.

En hippothérapie, la table de travail du thérapeute est le cheval.

Le mouvement du bassin du cheval au pas est similaire à celui de l'humain. Lorsqu'on assoit une personne en trouble de mouvement sur le cheval, le mouvement répétitif, rythmé et symétrique de la bête se transmet au cavalier.Le choix du cheval est primordial... Le gabarit, la hauteur, la symétrie, la longueur de la foulée, et le tempérament sont à évaluer pour chaque cavalier selon l'handicap et les objectifs visés.Le cavalier doit être en confiance et à l'aise, sinon il se contractera et n'aura pas tous les bénéfices du mouvement du cheval.

Qui peut avoir recours à l'Hippothérapie :

Les jeunes qui ont :

Trouble envahissant du développementRetard global de développementParalysie CérébraleSyndromes moteurs ou neurologiquesTraumatisme crânienSclérose en plaquesFibromyalgieDéficit d'attention avec ou sans hyperactivitéSpina BifidaTrisomie 21Trouble d'acquisition de coordination/dyspraxieRetard de langageTroubles oro-moteursTroubles d'apprentissage

Bienfaits physiques de l'Hippothérapie :

Amélioration de l'équilibre Amélioration du contrôle postural Amélioration du tonus musculaire Amélioration de l'alignement et symétrie corporelle Amélioration de l'intégration bilatérale Amélioration de la modulation sensorielle Amélioration des capacités visuo-motrices Amélioration de la coordination Amélioration des fonctions respiratoires Amélioration de la communication (langage et élocution) Amélioration de la confiance en soiImpact positif sur l'autonomie Impact positif sur l'estime de soi Impact sur les aptitudes sociales

Les exercices proposés dans le cadre de l'hippothérapie peuvent ressembler à ceux utilisés dans les programmes d'équitation habituels.

Ils sont destinés à améliorer la force des genoux, des extenseurs du tronc, à améliorer la posture et l'équilibre. Les jeunes peuvent être appelés à faire des rotations des bras, aller toucher les oreilles du cheval ou la queue, aller toucher aux étriers, etc.

Bienfaits psychologiques :

Même s'ils sont moins nombreux, les bénéfices psychologiques sont tout aussi importants. Les bénéfices psychologiques sont similaires pour toutes les personnes avec des déficiences.

Diminution du sentiment de dépendance aux autres Possibilité de se déplacer au même titre que les autres personnes. Une relation positive s'établit aussi entre le cavalier et le cheval : chaleur et acceptation du cheval en échange de soins et de nourriture.

Valérie est allée au projet équestre Goldie, elle a rencontré Carole Nantel.

La Zoothérapie :

On peut définir la zoothérapie comme étant une intervention individuelle ou de groupe où un animal sélectionné et entraîné est introduit par un intervenant qualifié auprès d'une personne chez qui on veut développer le potentiel affectif, moteur, cognitif et social.

Plan d'intervention en zoothérapie :

Il est important de ne pas placer l'enfant dans des situations d'échecs probables.

Il est important d'augmenter progressivement la complexité des apprentissages.

Optimiser le développement social, affectif, cognitif, sensoriel et moteur de l'enfant.

Permettre à l'enfant de vivre une expérience positive en compagnie de l'animal.

Renvoyer à l'enfant une image positive de lui-même.

Encourager et récompenser toute initiative et réalisation, aussi petite soit-elle.

Les activités proposées :

L'intervenant en zoothérapie propose toute une gamme d'activités en lien direct avec l'animal, que ce soit d'en prendre soin ou de le promener. Il peut s'agir aussi de lien indirect.Les activités proposées doivent être dynamiques afin d'augmenter le niveau d'éveil de l'enfant, maintenir son intérêt et l'encourager à l'action. Bien plus encore, elles permettent à l'enfant de développer sa coordination motrice, d'augmenter le contrôle de ses émotions.

Bienfaits de l'animal :

L'animal s'avère un outil très précieux pour diminuer la tendance au retrait de l'enfant ayant un handicap.Il facilite à l'intervenant en zoothérapie d'entrer en relation avec celui-ci et de pénétrer sa réalité intérieureLa stimulation sensorielle au moyen de l'animal permet à un enfant replié sur lui-même de se tourner davantage vers le monde extérieur.

Références et ouvrages:

1. Fédération québécoise d'équitation thérapeutique, www.fqet.org

2. Zoothérapie Québec, www.zoothérapiequébec.ca

3. Levinson, B.M. (1978). Pets and personnality development, Psychological Reports, 42, 1031-38.

Bouchard , C. et Delbourg, C. (1995). Les effets bénéfiques des animaux sur notre santé, Paris : Éd. Albin Michel.

3. George, M.H. (sans date). Child therapy and animais. In Charles et Schaefer (Éd.), Innovative interventions in child and adolescents therapy, 14, 400-418.

Condoret, A. (1973). L'animal compagnon de l'enfant, Paris : Fleurus. 5 et 9 Montagner, H. (1995).

L'enfant, l'animal et l'école, Paris : Bayard Éditions. Martin, F. et Brousseau, C. (1998).

La zoothérapie de A à Zoothérapic Québec., Montréal : Zoothérapic Québec. Ross, S.B. (1983).

L'utilisation des animaux dans la thérapie des handicapés, Revue inter­nationale de l'enfant, 56, 27-41. Redefer, L.A. et Goodman, J.F. (1989).

Brief report : Pct-facili-tated therapy with autis-tic children, Journal of autism and developmen-tal disorders, 19, 3, 461-467.

Imprimez Partagez


Toutes les chroniques
famille »

Pub

La Question Salut bonjour

Interdiction du bronzage en cabine aux moins de 18 ans. Fréquentiez-vous les salons de bronzage lorsque vous étiez mineur (e)?

SoumettreVoir les résultats »