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Mercredi 13 juin 2012

CHRONIQUE ÉCONOMIQUE

Alors que la Commission Charbonneau vient de débuter, une analyse de l’industrie de la construction révèle que la productivité a nettement augmenté dans ce secteur. Et l’impact de la hausse de la TVQ sur le budget des Québécois.

Sophie Lemieux, journaliste Argent
www.argent.canoe.ca

MEURTRE 101

Un enseignant a fait visionner à des élèves de 4e secondaire la vidéo du meurtre présumé de Luka Rocco Magnotta. Quels effets peut avoir l’écoute de cette vidéo sur les élèves? A-t-il manqué de jugement? Doit-il être sanctionné sévèrement?

L’enseignant de l’école secondaire Cavelier-de-LaSalle, à Montréal, a été suspendu avec salaire. Il a envoyé un message à ses collègues pour s’excuser.
L’école a aussi mis en place une cellule de crise avec un psychologue et des psycho-éducateurs pour aider les élèves traumatisés par l’événement.

Invitées :
Claudine Potvin, spécialiste en éducation

Diane Thibodeau, psychologue

ACCROS AUX PILULES

Plus de 14 millions d’ordonnances d’antidépresseurs ont été délivrées et 420 millions $ ont été dépensés pour l’achat de ces médicaments l’an dernier. Prenez-vous des antidépresseurs? Les prescrit-on trop facilement?

Votre médecin prend-il le temps de vous écouter?

Invité :
Dr Louis Godin , président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec

SOLUTION FACILE

Avec la banalisation de ces médicaments, vient la difficulté de faire reconnaître ses réels problèmes de santé, particulièrement auprès des employeurs. Êtes-vous dans cette situation?

La prise d’antidépresseurs a augmenté de 50 % en 5 ans. Pourtant, dans bien des cas, ces pilules ne seraient pas nécessaires pour soigner les maux dont souffrent les patients.

Invité :
Richard Lefrançois, sociologue à l'Université de Sherbrooke

UN PROTOTYPE GAGNANT

Pour la 4e année consécutive, des étudiants de l’Université Laval ont remporté une compétition internationale de design de véhicules tout-terrain. Le Baja, un véhicule amphibie, s’est démarqué lors des tests. Ils nous le présentent.

L’équipe d’étudiants de la Faculté des sciences et de génie de l’Université Laval a remporté, en fin de semaine, le Baja SAE Wisconsin, une compétition internationale qui réunit une centaine d’équipes provenant des meilleures écoles de génie d’une dizaine de pays.
Leur véhicule s’est démarqué en terminant premier lors des tests de tests d’accélération, de manœuvrabilité, de suspension et de traction en plus de terminer au troisième rang lors de l’épreuve d’endurance.

Invités :
Dominic Marceau, pilote et adjoint technique, BAJA, Université Laval

Nicholas Lefebvre, directeur du freinage, BAJA, Université Laval

minibaja.gmc.ulaval.ca



Commentaires vidéo (aucun)

Commentaires des internautes (18)


1- Je suis moi-même étudiant au secondaire 4 et j'ai également regardé la vidéo de Luka Rocco Magnotta comme beaucoup de gens de mon âge surtout par curiosité. Tout le monde a souvent une réaction différente. Pour ma part, j'ai trouvé la vidéo écœurante comme plusieurs, mais pas traumatisante comme d'autres l'ont dit. Si ces élèves ont demandé à voir cette vidéo, ils avaient eux-mêmes pris la décision qu'ils étaient aptes à la regarder. Certes, l'enseignant aurait du refuser, mais il ne faut pas mettre toute la culpabilité sur lui, mais également sur les élèves. [Cédric ]



2- Je ne comprends vraiment pas le geste de ce professeur! Nous confions nos enfants aux profs qui contribuent, à leur façon, à l'éducation de nos jeunes… Que voulait-il leur apprendre? Ce professeur est, à mon avis, déviant dans un certain sens. Jamais un adulte intelligent et sensible au bien-être d'un enfant n’irait traumatiser ces derniers... Ce prof devrait perdre le droit d'enseigner à jamais. Vraisemblablement il n'a pas de jugement. Une enquête dans son ordinateur devrait être faite! [Lucie]



3- Cet enseignant a certes pris la plus mauvaise des décisions, mais dans quel but l'a-t-il fait ? Il est certain que de telles images sont traumatisantes et qu'elles ne devraient être dévoilées que dans les cours de justice. Alors, qu'il soit sévèrement sanctionné, je suis parfaitement d'accord, mais je ne crois pas que cela doive lui mériter d'être banni de l'enseignement. Ce n'est pas nécessairement une erreur de jugement qui fait de lui un dangereux enseignant; donnons-lui une chance de se reprendre. De toute façon, il retiendra certainement une très bonne leçon de cette grave erreur. [Francine]



4- Mon fils de 16 ans a visionné la vidéo avec des amis. J'avais averti mon fils de ne pas la visionner et qu'il pourrait être perturbé. Ayant entendu plusieurs personnes en parler de façon négative. Résultat du visionnement de cette terrible vidéo. Il est arrivé à la maison complètement perturbé, dérangé et confus. J'ai remarqué qu'il était différent. Il était complètement déprimé. Je lui ai demandé s'il allait bien, voyant son état. Il m'a avoué l'avoir visionné. Je suis intervenue pour qu'il puisse s'extérioriser. Cette même nuit, il n'a pas dormi du tout. [Johanne ]



5- Je trouve déplorable cette initiative du professeur mais il faut bien dire que les élèves qui disaient vouloir voir la vidéo auraient aussi bien pu la voir à la maison sans aucun encadrement parental ou autre. En ce sens, je peux quand même comprendre en partie la motivation du professeur. En tout cas personnellement, je n’ai aucun intérêt à voir cette horreur. [Normand]



6- Oui cet enseignant a manqué de jugement, c'est le moins qu'on puisse dire. Je serais curieuse de connaître ses motivations pour avoir agi ainsi. Il doit sans aucun doute être sanctionné et très sévèrement. J’ose espérer que la direction de l'école n’était pas au courant et d'accord avec ce geste. Avoir été dans cette classe, j'aurais exigé de sortir. [Sylvie ]



7- Moi, j'ai convaincu mon gars de 19 ans de ne pas regarder ce vidéo. Je n'aurais pas aimé qu'un prof lui montre ça en secondaire. Ça donne quoi de regarder ça, c'est dégueulasse. [Diane]



8- Je prends des antidépresseurs. Cela ne fut pas chose simple pour avoir ma prescription. J'ai attendu longtemps, je ne voulais pas en prendre, je me disais que je serais capable de gérer moi-même mon trouble de panique avec agoraphobie. Finalement, je suis allée voir mon médecin, qui m'a parlé durant de longues minutes et m'a dit d'attendre. Je ne sortais plus de chez-moi, je me terrais dans la maison. Je suis allée voir un autre médecin et après une discussion, il a accepté. Donc, je ne crois pas que dans mon cas, on m'ait prescrit les antidépresseurs comme si de rien était. [Tanya]



9- On dirait que les antidépresseurs sont rendus la solution du siècle. Le médecin ne prend pas le temps d'écouter le patient ou de suggérer des solutions beaucoup mieux qu'un antidépresseur. Bien non, c'est le remède miracle pour tous les petits bobos ; ménopause, surmenage, peine d'amour, etc. Ça me fâche, serait-ce moins payant pour un médecin de dire a son patient : va jouer dehors, prends de l'air. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de cas où la médication est nécessaire mais je trouve que le médecin devrait plus être à l'écoute de son patient. [Lorraine]



10- Je prends des antidépresseurs depuis quelques mois et je crois que mon médecin a pris le temps de m'écouter car elle a attendu de me voir à trois reprises (sur un an et demi) avant de me les prescrire. Je ne crois pas que la hausse des ordonnances d'antidépresseurs a augmenté car les médecins l'utilisent comme solution facile. Au contraire, je dois voir mon médecin à chaque mois et ce depuis 6 mois afin de trouver le bon dosage, alors la prescription d'antidépresseurs augmente leur travail. [Geneviève]



11- Je trouve que le nombre d'ordonnances de pilules antidépressives est très normal. Les gens sont seulement de plus en plus conscients de leurs problèmes psychologiques et demandent plus d'aide. Il s'agit donc d'une bonne chose. [Émilie]



12- J'ai déjà pris des antidépresseurs, pendant presque deux ans, pour traiter une sévère dépression. L'expérience a été plutôt pénible. Mon médecin a eu beaucoup de difficulté à trouver le médicament et la dose qui me convenait, mais ce qui a été le plus difficile, c'était de me défaire de cette dépendance. Aujourd'hui, si c'était à refaire, je n'en prendrais pas. Je tenterais par tous les moyens de m'en sortir sans médication. [Caro ]



13- Je crois qu'il a deux facteurs qui jouent principalement dans ce problème. Il y a les surcharges des médecins, qui ne creusent pas assez les problématiques, qui ne pensent pas nécessairement aux méthodes alternatives. De l'autre coté, il y a la population en général qui recherche des solutions faciles et immédiates. Travailler pour diminuer le stress prend plus de temps que prendre une pilule. Mon chum a fait un burn-out et a réussi à remonter la pente sans prendre d’antidépresseurs même si son médecin lui avait prescrit. [Sophie ]



14- Étant dans une société où la solitude est très présente, nous nous sentons parfois très seuls avec nos problèmes. Je n’avais plus le goût de vivre et grâce aux antidépresseurs, j'ai retrouvé le goût à la vie et j'ai recommencé à vivre normalement. Il est très important d'accompagner la prise d'antidépresseurs d'un suivi thérapeutique, car les antidépresseurs seuls ne règlent pas tout. [Geneviève]



15- On prescrit peut-être trop d'antidépresseurs à des personnes qui n'en ont pas besoin, mais il faut éviter de faire le procès des antidépresseurs eux-mêmes sinon on encourage des personnes dépressives qui auraient besoin d'en prendre à refuser de le faire. On confond encore trop souvent la dépression, (qui a une importante composante biologique), et la détresse psychologique due à un évènement triste (divorce, deuil, etc). Bien sûr, comme pour tous les médicaments, il y a des effets secondaires et des contre-indications à connaître. [Stéphanie]



16- Je prends des antidépresseurs en dose minime, mais je ne suis pas dépressive. Je prends des Elavil pour atténuer les migraines et des Effexor au lieu d'hormones, car je suis en ménopause. Beaucoup d'antidépresseurs servent à d'autres maux. [Danielle]



17- Premièrement, pour ceux qui n'ont pas les moyens de se payer un psychologue, la liste est tellement longue qu'il est presque impossible de recevoir l'aide requise au CLSC, alors que les pilules sont couvertes par l'assurance médicament. Je suis en thérapie présentement. Une thérapie est un travail de longue haleine. Alors on vit avec sa souffrance en devant, bien sûr, continuer de travailler, de s'occuper des enfants, etc. Ce n'est pas miraculeux, ça aide! Mais ça ne doit pas remplacer le travail psychologique qu'on doit faire! [Julie]



18- J'ai fait une dépression l'an passé. Comme beaucoup de gens, j'avais d'énormes préjugés par rapport à ce type de médicament. Mon traitement a duré quelques mois et j'ai cessé depuis. Sans faire la promotion des antidépresseurs, je peux dire que dans mon cas, ça m'a sauvé la vie. [Éric]