Mercredi 23 septembre 2009

CHRONIQUE ÉCONOMIQUE

Le gouvernement songe à une hausse importante des tarifs des services aux citoyens. Qu’est-ce que cela signifie pour votre portefeuille? Est-ce la seule solution?

Monique Grégoire, chroniqueuse économique

HISTOIRES DE COURAGE

Blessé en Afghanistan, on lui ampute la jambe. Aujourd’hui, il désire y retourner. Parallèlement, à 12 ans, elle compose une pièce dédiée aux soldats.

Moins de deux ans après avoir perdu une jambe dans l’explosion d’une bombe artisanale en Afghanistan, Simon Mailloux est prêt à retourner au front. Se déplaçant maintenant avec une prothèse, le soldat a prouvé qu’il était en mesure de prendre part au combat en marchant 13 kilomètres en 2 h 22 avec un poids de 60 livres sur le dos, en parcourant 100 mètres avec quelqu’un sur son dos et en creusant une tranchée. Il serait le premier militaire canadien à retourner au front après avoir subi une amputation.

La jeune Pennsylia Caron a composé un morceau musical pour son oncle militaire, mais aussi pour souligner le courage des soldats canadiens. Écoutez sa composition.

Invités :
Pennsylia Caron, nièce de millitaire

Simon Caron, père de Pennsylia

Pour voir la vidéo :
www.youtube.com

PLUS DIFFICILE

Les futurs enseignants doivent réussir un nouvel examen de français pour obtenir leur diplôme. A-t-on raison d’exiger un français parfait de leur part?

Pour répondre à la volonté du ministère de l’Éducation et aux attentes de la société, les étudiants en enseignement devront, à partir de cet automne, réussir un nouvel examen national de français, plus difficile que le précédent, afin d’obtenir leur diplôme.

Invités :
Natacha Nepveu, étudiante en éducation préscolaire et enseignement primaire à l'Université du Québec en Outaouais

Michel Laurier, président de l'Association des doyens en éducation du Québec et doyen de la Faculté des sciences de l'éducation à l'Université de Montréal

NOMBREUX ÉCHECS

Des 40 étudiants qui ont passé le test de façon volontaire l’an dernier, plus de la moitié ont échoué. Saurez-vous répondre correctement à nos questions?

Invité :
André D'Orsonnens, président de Druide informatique

ÉTUDIANTS HEUREUX

Un «lipdub» réalisé par des étudiants de l’UQAM fait fureur. On songerait même à l’utiliser dans la lutte au décrochage. Regardez la vidéo complète.

Luc-Olivier Cloutier et Marie-Ève Hébert, étudiants en communications, ont réalisé la vidéo mettant en scène 172 étudiants de l’UQAM, sur la chanson I gotta feeling des Black Eyed Peas. Tourné en 2 h 15, le clip est fait d’un seul long plan séquence.

Invités :
Luc-Olivier Cloutier et Marie-Ève Hébert, réalisateurs du "lipdub"

Pour voir la vidéo :
http://dansmatele.ca



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Commentaires des internautes (17)


1- Hier, on a publié un texte concernant la passation du test de français chez les enseignants. On s'est servi de deux questions faciles qui se retrouvaient dans l'examen pour le représenter. Le résultat a été que nous, les enseignants et les futurs enseignants, avons passé pour des ignares. C'était plus que fâchant. Je ne sais pas si c'est possible de changer la vision du monde sur les enseignants parce que franchement, nous sommes épuisés d'entendre tous les commentaires des gens qui parlent à travers leur chapeau. [Natacha]



2- Le nouveau test de français pour les futurs enseignants est une très bonne chose. Partout, j'entends dire que nos jeunes ne savent pas parler et encore moins écrire. Il y a plusieurs facteurs qui contribuent à cette situation, comme le clavardage et le texto. Des professeurs qui font des fautes au tableau et dans les copies n'aident absolument pas. Je n'enlève rien aux professeurs, qui sont appelés à jouer un rôle beaucoup plus grand qu'instruire nos jeunes, mais la maitrise du français reste un élément très important… [Mélanie]



3- La semaine dernière, j'ai passé le test de français pour travailler dans les écoles, mais en tant qu'éducatrice spécialisée. Dans la deuxième partie du test, on nous demande de rédiger une lettre à des parents, ce qui est compréhensible. Mais dans la première partie, ce n'est pas croyable les questions qui y sont posées! C'est vraiment difficile et ça n'a aucun lien avec notre profession, alors j'imagine pour les futurs enseignants! [Stéphanie]



4- Je suis d'accord avec les propos de Natacha. J'aurais bien aimé voir ceux qui nous ont descendus passer l’examen… Vous voulez des exemples de questions? Dites-moi donc la définition des mots paradoxe, téméraire, digression, exubérant et métamorphose! Est-ce qu’horaire, autobus, étagère et éclair sont féminins ou masculins? Cet examen ne nous demande pas de maîtriser le français, mais de connaître le Petit Larousse par cœur. Comme si les enseignants n'avaient pas le droit de faire une erreur et d'utiliser un dictionnaire dans une salle de classe. Au contraire, il est important d’enseigner aux élèves qu’en cas de doute, il y a des outils à leur disposition et que tout le monde fait des erreurs de français, même les enseignants! [Catherine]



5- Je comprends entièrement ce qui dérange les professeurs. Le français peut être assez complexe. Néanmoins, il est normal, je crois, d'espérer la meilleure éducation possible pour nos enfants. Ajouter à cela cette peur des Québécois de voir notre belle langue être oubliée ou détruite. Je crois que c'est normal, dans un tel état de fait, de mettre des tests de plus en plus compliqués. Le problème c'est qu'on risque de diminuer le nombre d’étudiants qui pourront devenir enseignants… Difficile de choisir entre une meilleure éducation et des profs qui ont du mal à tout faire. On oublie que les profs sont aussi des humains. [Stéphane]



6- J'ai terminé mon baccalauréat en enseignement primaire l'an passé et je comprends tout à fait l'enjeu auprès des enfants. Nous avons le contrôle de leur apprentissage! Il est de notre devoir de maîtriser le français. J'ai passé le test SEL (test exigé il y a deux ans), mais il n'est pas représentatif de ce qu'un enseignant doit connaître. Il ne demande que les exceptions aux règles de grammaire! Je suis 100% d'accord avec un examen pour les futurs enseignants, mais il devrait correspondre à ce que nous attendons d'eux! [Audrey]



7- Il est totalement faux de croire que les futurs enseignants sont pires que les anciens. Je suis un retraité de l'enseignement et je n'étais pas parfait au début... ni à la fin, même si j'ose croire que j'étais devenu meilleur et plus expérimenté à la fin de ma carrière. On oublie trop rapidement le passé et on pense trop souvent qu'on a toujours été bon! Je regrette, mais normalement, on s'améliore avec le temps. Le contraire serait anormal ou signe de paresse... Aussi, je me demande s'il n'y a pas quelqu'un pour qui c'est payant de construire ces examens de plus en plus difficiles! [Jean-Yves]



8- Je suis moi-même enseignante, j'ai donc dû, comme les autres, passer un test linguistique. Ce que je déplore grandement de ce genre de test est le fait que nous soyons évalués sur notre connaissance des exceptions grammaticales et non notre capacité réelle à écrire et communiquer sans faute un français courant et usuel. On dépeint une mauvaise image des enseignants en n’expliquant pas l’ensemble de ces tests. [Julie]



9- En étant à ma deuxième année de BAC, j'ai eu à faire le nouvel examen de français. Je me débrouille quand même bien en français et après une sérieuse préparation, je peux dire que l'examen est difficile. En effet, on demande aux futurs enseignants un niveau de français très élevé. Je ne suis pas contre une bonne maîtrise de la langue écrite pour oeuvrer auprès des élèves, mais la majorité des questions qu'il y a dans l'examen sont, à mon humble avis, éloignées de la réalité. Connaître l'orthographe, la syntaxe, les accords des verbes est pertinent, mais je ne crois pas que le fait de ne pas connaitre le mot «tacite» ou l'expression «prendre le taureau par les cornes» ferait de nous des enseignants inaptes. [Marie]



10- Il était temps que l'on resserre le niveau d'exigence pour les futurs enseignants. Je suis moi-même enseignante au collégial et je trouve que notre formation universitaire ne nous donnait pas le bagage nécessaire pour acquérir et maîtriser les connaissances fondamentales de notre langue. On doit souvent "apprendre sur le tas" des notions comme la nouvelle grammaire en même temps que les étudiants, c'est-à-dire en les enseignant. Je suis pour cet examen, mais en même temps, je doute fort que le ministère de l'Éducation, frileux de nature, tienne la barre sans broncher. Il nivellera encore sûrement vers le bas et se réajustera. Enfin, il est aussi primordial de revaloriser la profession enseignante dans ce cas et de hausser les salaires qui, présentement, ne valent pas grand chose... [Chantale]



11- Je crois que les gens tiennent pour compte que l'éducation des enfants est la responsabilité des enseignants. Je suis moi-même mère de 2 enfants, dont une fréquente l'école primaire. Les parents sont très bons pour critiquer, mais ils oublient qu'ils ont eux aussi une responsabilité face à leur enfant. J'entends souvent des parents qui parlent à leur enfant et je peux vous dire que la qualité de leur langage laisse à désirer. De plus, ont-ils inculqué le goût de la lecture en bas âge à leur enfant? Si les parents ne font pas leur part, les enseignants ne peuvent pas faire de miracle. La qualité du français est une question de société et non juste du corps enseignant… [Mélanie]



12- Je ne suis pas d'accord avec les étudiantes qui viennent d'intervenir. Je viens de terminer mes études au HEC et le test de français durait une journée complète. Il était très difficile, mais ce sont les exigences de l'école même si nous ne sommes pas de futurs enseignants. Les enseignants doivent avoir un niveau supérieur de connaissance de la langue française. Les avocats doivent passer leur barreau, les comptables agréés un examen très difficile au terme de leurs études, donc, les enseignants doivent se soumettre à ce genre de test, c'est tout à fait normal. [Kim]



13- Concernant les tests de français à l'université, je crois que c’est peut-être exagéré. Je crois qu'un bon français de base devrait être suffisant. Toutefois, concernant les notes des cours en général à l'université, je me questionne grandement. Mon mari est allé à la meilleure école privée au Québec et il va depuis plusieurs années à l'université. Cependant, il a de la misère à écrire une phrase de 10 mots sans faire 3 fautes. Il est clair pour moi qu'il y a un gros manque de formation en français. [Johanne]



14- Je suis moi même enseignante et je peux vous dire que beaucoup d'enseignants, nouveaux ou pas, ont de grosses lacunes au niveau de leur français écrit. Nous avons même des notes de service provenant de nos directeurs qui sont bourrées de fautes. Il est très important que les enseignants puissent écrire sans faire de fautes. [Mélanie]



15- Ma femme a fait l'examen de français. Elle vient de terminer son cours à l'Université Laval. Elle a réussi avec succès le test. Elle l'a trouvé très compliqué, mais les enfants qui vont à l'école doivent avoir un bon professeur en avant. Il y en a beaucoup qui font des fautes d'orthographe. [Sébastien]



16-Il faut arrêter de dire que ces futurs profs sont cancres et n'ont pas de connaissances, c'est faux. Ce qui est le véritable problème présentement, c'est la qualité du français de ces jeunes. Ce problème est imputable à la façon d'enseigner le français depuis plusieurs années. La conséquence de cette façon d'enseigner c'est que la qualité du français est de plus en plus médiocre et cela un peu partout, pas seulement dans les écoles, on voit cela aussi dans les journaux, sur les ondes, etc. Je suis une enseignante à la retraite et depuis quelques années on peut noter que la qualité du français des jeunes enseignants est en déclin... Repensons donc à notre façon de l'enseigner dès les premières années à l'école et nous verrons une évolution. Ce n'est pas la réforme qui va améliorer cela! [Jocelyne]



17- Mon frère, qui étudie à l’UQAM en communication, a fait un «lipdub». Il a été vu par plus de 41 000 personnes, juste sur YouTube et il est sur plusieurs autres sites… L'UQUAM veut même envoyer la vidéo à la ministre Courchesne pour montrer aux jeunes que nous pouvons avoir du fun à l'école et essayer de contrer le décrochage scolaire… [Marie-Pier]