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Affaires publiques

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Du lundi au vendredi, François Paradis anime TVA en direct.com. Cette émission a une formule interactive efficace et directe, à l'image de l'animateur qui aborde divers sujets d'actualité. Le public est aussi invité à donner son opinion sur le sujet du jour par Internet ou par téléphone. »»

J.E. est un magazine d'enquête hebdomadaire animé par Annie Gagnon et Michel Jean. L'équipe de journalistes de J.E. enquête sur des sujets d'intérêt public et informe les citoyens sur les moyens permettant d'éviter les pièges et les injustices dont ils pourraient être les victimes. Nous vous invitons à consulter notre site qui contient plusieurs informations concernant les sujets que nous avons présentés en ondes.»»
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Réseau TVA

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SÉGUIN: UN TROU DANS LA BARQUE
Si Jean Charest avait su convaincre Yves Séguin d'accepter le ministère de la Justice, on dirait du remaniement ministériel d'aujourd'hui que c'est une opération réussie.
Évidemment, sa véritable réussite se mesurera plus tard, si le brassage de carrières auquel il a donné lieu se transpose dans le taux de satisfaction à l'égard du gouvernement. Mais la dose d'énergie qu'il a très évidemment transmise à l'équipe libérale, les accolades viriles que chacun de sa garde rapprochée se permettait de donner au chef affaibli, tout indique que Jean Charest a désormais autour de lui ceux et celles qui ont accepté de jouer le tout pour le tout, avec lui.
Sauf Yves Séguin. On dira que le premier ministre ne pouvait plus voir en peinture son bavard de ministre et qu'il en avait plein les bottes des états d'âme que l'autre étalait à qui mieux mieux, je vous jure sur la tête de ma grand-mère que s'il avait pu le séduire en en faisant son Garde des Sceaux, il l'aurait fait. Il a désormais un chef de l'opposition à l'intérieur de son parti, quelques francs-tireurs, comme Pierre Paradis ou Jacques Chagnon, sont aussi disponibles à volonté et personne ne devrait sous-estimer le feu nourri qui viendra désormais de derrière comme de devant sur le chef du gouvernement à l'Assemblée nationale.
Ne vous laissez surtout pas méprendre par le ton doucereux et la sincérité de victime qu'a eu le toujours député d'Outremont en point de presse ce midi. En homme intelligent qu'il est, il savait que sa stratégie lui commande rien d'autre que de la diplomatie. Casser la vaisselle, ce qu'il aurait très bien pu faire en rappelant les engagements de Jean Charest à son endroit ou patiner en dentelle pour éviter les questions de fond, l'une et l'autre de ces tactiques l'auraient desservi. Afficher l'air contrit de ne plus avoir l'occasion de travailler pour le 80% de la population qui gagne autour de 30 000 dollars par année, c'est une image que cet ex-ministre populaire avait le droit de se donner parce que plusieurs le croiront. Son grand patron qui vient de le chasser d'un travail qu'il aimait pourra, en l'écoutant s'adresser à la population, mesurer l'ampleur du trou qu'il vient de provoquer dans sa barque.
Et ce trou, Yves Séguin, s'appliquait suavement à l'agrandir dès sa liberté de parole recouvrée. Le mieux pour lui, c'est que lorsqu'il interviendra sur la place publique, peu d'auditeurs s'attarderont à penser qu'il n'agit là que par vengeance. Ses critiques de la gestion fédérale des finances canadiennes et de l'impuissance québécoise à renverser la vapeur viendront rajouter grandement aux malheurs d'une équipe dont il vient d'être rejeté. Tant pis pour eux, après tout. Mais on comprend pourquoi Bernard Landry trépignait déjà d'impatience aujourd'hui.
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