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Affaires publiques

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Du lundi au vendredi, François Paradis anime TVA en direct.com. Cette émission a une formule interactive efficace et directe, à l'image de l'animateur qui aborde divers sujets d'actualité. Le public est aussi invité à donner son opinion sur le sujet du jour par Internet ou par téléphone. »»

J.E. est un magazine d'enquête hebdomadaire animé par Annie Gagnon et Michel Jean. L'équipe de journalistes de J.E. enquête sur des sujets d'intérêt public et informe les citoyens sur les moyens permettant d'éviter les pièges et les injustices dont ils pourraient être les victimes. Nous vous invitons à consulter notre site qui contient plusieurs informations concernant les sujets que nous avons présentés en ondes.»»
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Réseau TVA

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CETTE ATROCE GUERRE
Il y a trois ans jour pour jour, vous et moi étions encore sous la surprise des dernières heures, quand les premières images du bombardement de l'Irak nous avaient pétrifiés. Celles et ceux qui avaient cru au mensonge des armes de destruction massive dont devait disposer le pauvre sbire qui allait être retrouvé terré comme un rat craignaient sans doute que Saddam les utilisât à ce moment précis ou son régime s'écroulait. Il n'y en a été rien, bien sûr, et trois semaines après l'invasion de la plus puissante machine de feu de l'histoire de l'humanité contre une des plus vieilles civilisations de la Terre, on déboulonnait dans les rues de Bagdad la statue du minable bouffon qu'on avait dépeint comme un monstre souteneur du terrorisme mondial. Les idéologues du pouvoir à Washington venaient d'abattre un tigre de papier.
J'évoque cette farce tragique presque en pleurant. Car il y a eu derrière la manipulation éhontée de l'opinion mondiale tout ce qui nous révulse des manières fortes des puissants pour soumettre... et terroriser ses opposants. Abandonnant avec mépris ses traditionnels alliés du continent européen, défigurant au passage cette organisation unique qu'est celle des Nations unies, l'occupant texan de la Maison-Blanche n'en a eu que pour celles et ceux qui acceptaient de battre le tambour avec lui, multipliant ainsi à la grandeur du monde les terroristes qu'il promettait d'exterminer. Le comble de l'arrogance aura été atteint quand, déguisé en combattant, George W. Bush a soutenu un mois après l'écrasement de la dictature sunnite que sa "mission était accomplie". Je le dis aux pacifistes du monde entier et aux opposants à cette guerre qui n'avaient pas craint de se geler les pieds sur le pavé de Montréal: c'est votre coeur qui vous avait fait sortir. Trois ans plus tard, il saute aux yeux que votre coeur avait raison.
Personne ne pavoisera, bien sûr, d'avoir eu aussi tristement raison. Mais ne savons-nous pas depuis ce simulacre de fin de guerre que c'était le contraire, non prévu donc non reconnu par le géant américain, et que la guerre, civile celle-là, alimentée par des années de haine tenue sous silence et à peine perceptible venait d'entreprendre la mise à feu du pays tout entier. Et que 3 ans plus tard, un pays kurde, une région sunnite et une assemblée dominée par les chiites reposent désormais sur les cendre de ce qui fut l'Irak. Il y a aujourd'hui moins d'eau courante, moins de service électrique, plus de files d'attente à la pompe qu'en aucun temps de la dictature de Saddam. Les Irakiens ont élu leurs dirigeants de manière libre, bien sûr, mais aucun gouvernement n'est encore né trois mois après l'élection. Et il n'y a pas de jour, vous le savez, ou le sang de civils irakiens ne vienne clamer à la face du monde qu'un crime a été commis contre leur pays et que les coupables courent encore.
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