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Affaires publiques

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Du lundi au vendredi, François Paradis anime TVA en direct.com. Cette émission a une formule interactive efficace et directe, à l'image de l'animateur qui aborde divers sujets d'actualité. Le public est aussi invité à donner son opinion sur le sujet du jour par Internet ou par téléphone. »»

J.E. est un magazine d'enquête hebdomadaire animé par Annie Gagnon et Michel Jean. L'équipe de journalistes de J.E. enquête sur des sujets d'intérêt public et informe les citoyens sur les moyens permettant d'éviter les pièges et les injustices dont ils pourraient être les victimes. Nous vous invitons à consulter notre site qui contient plusieurs informations concernant les sujets que nous avons présentés en ondes.»»
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Réseau TVA

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LE PORT DU KIRPAN À L'ÉCOLE
On revient sur cette décision rendue hier par la Cour suprême à propos du port du kirpan à l'école.
On le sait, c'est la Charte qui l'a emporté, la liberté de religion sur la peur de l'arme comme telle.
Denise Bombardier est avec nous.
-Denise, d'accord ou non avec ce jugement-là?
-Qu'est-ce que vous en pensez? Alors, pour une fois, je vais dans le sens de la majorité des gens, et les gens ont raison. Si vous voulez savoir dans quelle société on s'apprête à vivre, eh bien, regardez la décision. Cette décision-là choque à peu près tout le monde. C'est une décision qui crée, qui accentue, n'est-ce pas, une espèce de tendance à imposer des comportements de petits groupes à la majorité. Et il est évident que d'autre part, la Cour suprême est une cour qui a été extrêmement... De toute façon, elle est dans la rectitude politique et c'est pas vrai que c'est seulement l'application de la Charte, parce que la Cour d'appel du Québec avait rendu un jugement exactement contraire. Ils ont renversé le jugement de la Cour d'appel du Québec et à la Cour d'appel, je vous signale que c'est aussi des juges, n'est-ce pas. Donc, vous voyez bien qu'il y a des divisions, et c'est pas seulement en fonction du droit comme tel. Maintenant, le jugement de la Cour suprême, par définition, est suprême, mais il reste une chose, si on considère qu'un enfant peut porter son couteau à l'école, je ne vois pas comment on va empêcher un sikh qui va se présenter devant les tribunaux à ne pas avoir son couteau, parce que, actuellement, dans les cours, c'est interdit. Je ne vois pas comment on va empêcher un sikh de porter son couteau dans un avion, qui est un objet sacré, n'est-ce pas, parce que c'est ça qu'on dit, c'est un objet sacré dans ce cas-ci. Pour tout le monde c'est un couteau, sauf pour ce petit groupe de gens. Je ne vois pas comment un sikh qui serait condamné à faire de la prison ne pourrait pas porter son couteau en prison. C'est ça.
-Mais on a statué sur l'école, cependant, strictement sur l'école.
-Ah oui! mais vous allez voir, ça va se reproduire. Parce que l'argument qui veut que le couteau ne soit plus un couteau mais bien un objet sacré, ça va s'appliquer aussi dans d'autres situations.
-J'entendais des parents dire: "Comment je vais expliquer à mon enfant cette situation-là? Qu'il va aller à l'école et qu'il y aura un jeune qui est sikh et qui a le droit, lui, de porter un couteau, alors que lui, les armes..."
-Eh bien, il n'y en a pas d'explication parce que ça ne s'explique pas, d'une certaine façon. On vit, au fond, en ce sens-là, dans une société ou il y a une sorte de délire. C'est du délire de dire que ce couteau n'est pas un couteau. Le couteau aurait pu être représenté par une photo, ils pourraient mettre une photo dans leur turban. Et n'oubliez pas une chose, ce sont les fondamentalistes, parce qu'il n'y a que 10 à 20 pour cent des sikhs qui appliquent ça. Mais il y a plus dangereux que ça aussi, c'est que ça donne le sentiment aux gens que dans notre société, la majorité a moins de droits que les minorités.
-Oui. Merci beaucoup, Denise.
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